Résumé

Louis Alloury,  Comment s'est fait le canal de Suez… (1882)

“ D'autre part, le plus redoutable adversaire du canal a disparu de la scène : lord Palmerston est mort au mois d'octobre 1865.
Au delà du détroit, tout point noir a disparu de l'horizon ; l'apaisement des esprits se fait et s'accentue de plus en plus; chaque jour on voit arriver des voyageurs anglais, et des plus qualifiés, qui, après avoir visité les chantiers de l'isthme, en reviennent convertis et unanimes à proclamer le triomphe de M. de Lesseps. Il n'y a plus de question politique, il n'y a plus que la question technique ; et la question technique, le temps la résoudra tout seul.
”
Source : Gallica

Louis Alloury,  Comment s'est fait le canal de Suez… (1882)

“ Il entend rester maître de son affaire, il veut marcher seul, achever seul ce qu'il a commencé seul, avec le concours généreux et dévoué de son cher vice-roi. Il a foi dans son idée, il a foi dans sa mission, il a foi dans son étoile.
On dirait qu'il entend ses voix, comme Jeanne d'Arc. Au moment de s'ouvrir au vice-roi sur son projet, l'apparition d'un arc-en-ciel à l'horizon l'électrise et le décide à parler. Il est tout entier à son œuvre, à son plan ; il y revient sans cesse, il y revient partout, jusque dans sa correspondance intime avec sa famille.
”
Source : Gallica

Louis Alloury,  Comment s'est fait le canal de Suez… (1882)

“ Lord Palmerston est toujours là.
L'impulsion donnée aux travaux de l'isthme, les progrès accomplis dans la grande œuvre du percement ont produit leur effet inévitable sur le cabinet anglais et y ont porté l'irritation et le dépit à leur comble. Chaque coup de pioche donné dans l'isthme, chaque mètre cube de sable enlevé par la main des fellahs retentit à Constantinople et à Londres, et y devient un nouveau grief. Les préventions et les passions des premiers jours n'ont rien perdu de leur animosité. Au Parlement, la guerre au canal est à l'ordre du jour. Le canal, c'est l'ennemi.
”
Source : Gallica

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