Auguste-Théodore Boehm

Résumé

Auguste-Théodore Boehm Six semaines dans l'isthme de Suez… (1867)

A mesure que nous avançons, le Canal, véritable bras de mer, à sa surface du moins, devient de plus en plus vivant, comme sont les routes lorsqu'on s'approche d'une grande ville. Le vapeur touche un instant à Raz el Ech, le dernier campement avant Port-Saïd, où plus tard j'ai eu la bonne fortune de voir le phénomène du mirage, fort rare en cette saison peu avancée,—et voici que nous débarquons dans le bassin du Commerce.
Source : Gallica

Auguste-Théodore Boehm Six semaines dans l'isthme de Suez… (1867)

A l'origine, mue par une prudente sollicitude, la Compagnie avait traité avec une Maison de Marseille pour le ravitaillement général de l'Isthme; aujourd'hui il est laissé à la libre concurrence, et tout le monde s'en trouve bien.
En payant un peu cher, on peut vivre à Port-Saïd presque aussi bien qu'en France. Le bazar, ou marché, est le quartier le plus animé de la ville, dont les larges rues sont assez silencieuses pendant la journée, où tout le monde est renfermé dans les bureaux et les ateliers.
Source : Gallica

Auguste-Théodore Boehm Six semaines dans l'isthme de Suez… (1867)

Enfin, le problème a été victorieusement résolu : les dragues gigantesques à long couloir, les élévateurs, les bateaux à clapets, dont nous parlerons plus loin, fonctionnent et garantissent le succès de l'entreprise.
Ce n'est pas tout : le choléra aussi s'est mis de la partie. La peur, plus contagieuse que le fléau même, a fait déserter les chantiers par des milliers d'ouvriers, et les travaux en ont été longtemps interrompus.
Enfin, la science elle-même a opposé au Canal naissant les plus sombres pronostics. On a argüé de la différence de niveau entre la Méditerranée et la mer Rouge.
Source : Gallica

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