Frédéric de Coninck

Résumé

Frédéric de Coninck Le canal de Suez après l'inauguration… (1869)

Il est assurément très regrettable que des notions aussi élémentaires en fait de navigation semblent avoir fait défaut à ceux qui ont conçu l'entreprise toute maritime du percement de l'Isthme de Suez, et qui y ont fait engager d'immenses capitaux sur la promesse de 40 millions de revenus sur 200 millions de capital, soit de 20 %, se figurant qu'il passera par le Canal six millions de tonneaux de navires par an, soit, en moyenne, SEIZE MILLE TONNEAUX PAR JOUR !
Source : Gallica

Frédéric de Coninck Le canal de Suez après l'inauguration… (1869)

Ce naufrage, précédé il y a peu de mois par celui du grand Peninsular Steamer le Carnatic, prouve une fois de plus combien la mer Rouge est d'une navigation difficile, pour les navires à voiles surtout, et explique pourquoi les assureurs, qui exigent des primes proportionnées au risque et non à la longueur du voyage, en demandent une sensiblement plus élevée pour les navires à voiles qui vont dans l'Inde ou qui en reviennent par la mer Rouge, que pour ceux qui prennent la route plus longue mais plus sûre, et souvent plus rapidement franchie, du cap de Bonne-Espérance.
Source : Gallica

Frédéric de Coninck Le canal de Suez après l'inauguration… (1869)

Les armateurs et assureurs des navires à vapeur qui tenteront de franchir le Canal de Suez avant son achèvement devront se rappeler qu'un navire en fer n'est préservé d'une oxydation rapidement destructive que par la peinture qui recouvre sa carène, et que tout navire en fer qui aura à faire son sillon à travers les hauts fonds de sable dont le plafond du Canal est actuellement parsemé, y laissera toute la peinture de ses petits fonds et usera peut-être sensiblement ses tôles par l'effet de la pression énorme qui s'exerce dans un semblable labourage.
Source : Gallica

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