Méhémet Ali Ier d'Égypte

Définition et enjeux

Charles-Aimé Dauban Histoire du règne de Louis-Philippe Ier et de la seconde république… (1872)

EGYPTE, RÉFORMES DE MÉHÉMET-ALI. — LA RUSSIE S'INTERPOSE ENTRE LE SULTAN ET SON VASSAL, LE VICE-ROI D'EGYPTE. —
L'Egypte ne représente pas comme la Turquie une société vieillie et, en quelque sorte, entée sur des institutions surannées avec lesquelles elle semble devoir mourir, ne pouvant vivre avec d'autres. Il n'y a en Egypte ni tradition ni passé, rien qu'une population musulmane de cinq millions d'hommes courbée sous un maître. Méhémet-Ali entreprit d'en faire un peuple, par les moyens qu'employa Mahmoud.
Source : Gallica

non signé Revue des Deux Mondes

Cependant l’Égypte n’est pas la Belgique, et la Porte n’est pas la Hollande. Méhémet-Ali est vieux, et il est Turc. Il peut mourir demain, et nul ne peut dire quelles seraient les conséquences de sa mort. Il peut aussi s’impatienter, comme un vieillard qui se croit joué et ne veut pas perdre le fruit des travaux de toute sa vie, comme un bon musulman qui, fatalement appelé à régénérer l’empire des croyans, sait qu’il n’a rien à craindre des menaces des infidèles ; il peut aussi trouver un motif d’agir dans le peu d’accord qui se manifeste entre les puissances de l’Occident.
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Portrait de Louis Blanc Louis Blanc Histoire de dix ans/Tome 4

Toute la vitalité d’une race s’était épuisée à faire paraître grande la vie d’un seul homme. Méhémet-Ali n’était beaucoup en Égypte que parce qu’il y était tout. Derrière lui, par conséquent, que pouvait-il y avoir ? rien.
A supposer que la civilisation, telle que Méhémet-Ali l’avait entendue et pratiquée, méritât les encouragements de la France, comment l’empire ottoman aurait-il pu revivre par l’intervention d’un pareil bornée ?
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