Guillaume Lejean,
Le Tour du monde
“ Les vrais voyageurs se sont justement moqués du lion du désert et autres images de la même force : on ne conçoit guère que le lion habite de préférence des lieux où il ne trouverait pas à croquer un scarabée. Pour compléter la mise en scène, le vent fraîchit, des nuages de sable s’élèvent des montagnes couleur de cendre qui bornent l’horizon au nord, une nuée d’un rouge de brique, coupée par le panache blanc de la locomotive, enveloppe la terre et le ciel, des milliers de petits cailloux viennent grésiller contre les portières du wagon : c’est un coup de simoun qui nous arrive. ”

