Résumé

Portrait de Guillaume Lejean Guillaume Lejean La Traite des esclaves en Égypte et en Turquie

Quand on calcule qu’un esclave rendu en territoire civilisé représente quatre nègres tués, morts de faim ou du typhus, ou tombés de fatigue sur les routes, on voit que le Spudan perd au bas mot 350,000 âmes par année pour combler les vides produits par la dépopulation de l’Égypte. Il n’entre pas dans notre sujet d’examiner jusqu’à quel point une mauvaise administration vient en aide à une mauvaise organisation religieuse et sociale pour créer ce dépeuplement ; mais il est de fait que l’esclavage seul maintient à peu près au pair la population actuelle du pays égyptien.
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Portrait de Guillaume Lejean Guillaume Lejean La Traite des esclaves en Égypte et en Turquie

L’Égypte, dit M. Baker, favorise l’esclavage ; je n’ai jamais vu un seul employé du gouvernement qui ne le considérât comme une institution absolument nécessaire. De cette façon, toute démonstration ostensiblement faite par le gouvernement contre la traite des noirs n’est qu’une formalité pour tromper les puissances européennes. Quand on leur a fermé les yeux, et que la question est ajournée, le trafic de chair humaine recommence de plus belle.
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C’est par la traite et la chasse aux hommes que ces états essaient de remplir les vides toujours croissans de leur population. Là où la traite a été fortement enrayée par l’action de l’Europe, comme en Turquie, on peut calculer avec une précision algébrique le temps où le dernier musulman aura disparu du pays. La population de l’Égypte n’augmente pas malgré l’énorme afflux d’esclaves qu’y versent les trois grandes voies du Darfour par Siout, du Soudan oriental par le Nil, de Zanzibar par Suez.
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