Résumé

Portrait de Henri Grégoire Henri Grégoire De la noblesse de la peau, ou Du préjugé des blancs contre la couleur des Africains et celle de leurs descendans… (1826)

La noblesse des parchemins était dans tout son lustre quand l'avarice coloniale établit la noblesse de la peau, car c'est une invention moderne. Au crime d'avoir arraché les Africains de leur terre natale, de les avoir chargés de chaînes et assommés de coups, on ajouta celui d'imprimer une flétrissure ineffaçable à leur couleur. Ce préjugé parut aux blancs une invention merveilleuse pour étayer leur domination. Ils prononcèrent qu'une peau africaine excluait des avantages de la société.
Source : Gallica

Portrait de Henri Grégoire Henri Grégoire De la noblesse de la peau, ou Du préjugé des blancs contre la couleur des Africains et celle de leurs descendans… (1826)

Les âmes n'ont pas de sexe, a dit quelqu'un, et ce mot a fait fortune. Mais les âmes ont-elles une couleur ? Quelle que soit la teinte de notre enveloppe matérielle, elle peut couvrir les vertus les plus sublimes, comme les désordres les plus honteux. Maintes fois on a vu des planteurs saisir avidement cette occasion de se répandre en doléances déclamatoires sur la dépravation des noirs, des sang-mêlés esclaves et libres.
Source : Gallica

Portrait de Henri Grégoire Henri Grégoire De la noblesse de la peau, ou Du préjugé des blancs contre la couleur des Africains et celle de leurs descendans… (1826)

Il est donc vrai que la cupidité et l'orgueil éteignent la pitié, étouffent les inspirations les plus sacrées de la nature chez les hommes, qui, pour faire triompher la prééminence fantastique de leur couleur, ont érigé en principe le mépris d'une partie de la famille
humaine. L'accumulation des faits atteste que l'esclavage et le préjugé sur la noblesse de la peau corrompent également les maîtres, les esclaves et les affranchis.
Source : Gallica

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