Résumé

Edmond Plauchut Le Congrès antiesclavagiste

C’est Livingstone qui, l’un des premiers, nous l’a appris et par l’attention qu’il força l’Europe à lui accorder, son nom doit figurer au nombre des grands bienfaiteurs de l’humanité. Malgré de nombreuses missives à ses amis d’Angleterre, combien de fois s’est-il plaint de se trouver dans l’impossibilité de donner une peinture exacte des horreurs de la traite de l’homme, de ne pouvoir fournir un total même approximatif des existences qu’elle détruisait chaque année.
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Edmond Plauchut Le Congrès antiesclavagiste

L’activité si connue des hommes du nord ne s’accommodait pas non plus de la nonchalance des Africains. L’expérience leur avait démontré que le cultivateur qui travaille pour lui, ou l’ouvrier blanc qui travaille librement pour un autre moyennant salaire, produisent moitié plus que le blanc travaillant pour son maitre sans intérêt personnel. Il en était de même du nègre esclave et les Américains du nord, plus pratiques, plus policés, plus religieux que ceux du sud, préférèrent une guerre fratricide à la honte de voir perpétuer dans leurs états l’odieuse exploitation du noir par le blanc.
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Edmond Plauchut Le Congrès antiesclavagiste

VII Comprend-on, maintenant, l’active campagne antiesclavagiste faite à Londres, à Bruxelles, à Paris, par le cardinal Lavigerie et ses émules, leurs appels répétés, leur besoin de réunir autour d’eux ceux qui ont dans l’âme quelque chose de la pitié que Livingstone avait pour les pauvres noirs, une étincelle du feu qui brûle dans l’âme des missionnaires dont en Sorbonne M. Jules Simon a fait l’éloge d’une façon si éloquente ? C’est qu’il y a vraiment urgence à courir au secours, de ceux qu’on opprime, des malheureux dont une partie de l’Europe a pris charge d’âme et de corps.
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