P.-D. Thouvenin

Résumé

P.-D. Thouvenin L'Esclavage à Zanzibar

Zanzibar n’est qu’une étape ; les esclaves sont achetés pour être conduits en Égypte, en Arabie, en Turquie, en Perse ; ils doivent encore être entassés sur une barque, dirigés par des gens qui naviguent le long de la côte, qui s’étudient avant tout à éviter les croisières, subissant toutes les conséquences d’une imprévoyance qui serait le comble de l’inhumanité, si les propriétaires ne devaient eux-mêmes en souffrir. Heureux ceux d’entre ces esclaves qui sont maintenus à Zanzibar ! Le pays est riche, le climat égal, le travail modéré.
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P.-D. Thouvenin L'Esclavage à Zanzibar

Ces souffrances de la route par terre ne s’interrompent que pour être remplacées par les souffrances du transport par mer. Les esclaves viennent à Zanzibar du sud, d’un point nommé Quiloa ; dans la saison de vente, on voit en rade de Zanzibar des barques où les esclaves, parqués par centaines sur un petit espace, présentent un amoncellement bizarre où l’œil ne distingue plus de formes humaines. Le matin, quand au lever du soleil les malheureux absolument nus qui viennent de passer la nuit sur le pont sont saisis d’un tremblement de froid, il n’est pas de spectacle qui serre plus le cœur
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P.-D. Thouvenin L'Esclavage à Zanzibar

Les missions catholique et protestante ont la direction et la surveillance absolues des enfans qu’elles élèvent ; le consul seul a droit d’intervenir, et non l’autorité locale ; il ne peut donc se présenter de conflit. Dans la division des pouvoirs au contraire, comment une autorité ne l’emporterait-elle pas sur l’autre ? Si un accord supposé peut conduire à la formation de la colonie d’affranchis, pourquoi le sultan et les agens anglais ne tenteraient-ils pas l’épreuve au cœur même du pays esclavagiste, sous leurs yeux, à Zanzibar ?
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