“ Si l’on compte plus de quinze cent mille habitants dans la Tripolitaine, avec six mille hommes de troupe, — un millier pour le Djébel et cinq cents pour la Cyrénaïque, — la ville de Tripoli, prise à part, n’a pas plus de vingt à vingt-cinq mille âmes. Mais, ce jour-là, on peut affirmer que cette population s’était au moins doublée par le concours des curieux, venus de tous les points du territoire. ”
Tripolitaine
Définition et enjeux
La Tripolitaine désigne historiquement une région du nord-ouest de l’Afrique, ancien théâtre de civilisations et de conflits géopolitiques. Ce concept a été abordé par divers auteurs, tels que Léon Homo, qui souligne l’importance des villes romaines comme Sabrata ou Leptis Magna, ou Jules Verne, qui évoque sa démographie et son rôle stratégique.
René Pinon et Francis Charmes, eux, y voient un enjeu diplomatique et colonial, tandis que Paul Melon en fait un point de tension entre Italie et Maghreb. Ces approches, mêlant histoire, géographie et politiques, révèlent la Tripolitaine comme un croisement de destinées.
Citations sur “Tripolitaine”
Léon Homo, Les Romains en Tripolitaine et en Cyrénaïque
“ Ce rôle est plus brillant encore en Tripolitaine, où les villes et leur banlieue immédiate constituaient les seuls centres de population sédentaire. Aussi le gouvernement impérial s’est-il attaché de toutes ses forces à développer ces foyers naturels de civilisation et d’influence latine. A l’époque de la conquête, la Tripolitaine comprenait déjà un certain nombre de villes riches et prospères : Tacape, Gighti et les trois cités de la vieille confédération Libyco-Phénicienne, Sabrata, Oea, Leptis Magna. Ces villes reçurent une organisation à la romaine. ”
René Pinon, Revue des Deux Mondes
“ Si (la France allait au Maroc) , il ne resterait plus à l’Italie qu’un seul devoir à accomplir, subit, immédiat : l’occupation de la Tripolitaine... Même si la Tripolitaine n’était qu’un désert, qu’un rocher stérile, qu’un autel pour le sacrifice de nos fils, la bannière de l’Italie devrait s’y déployer au soleil, aux vents, aux tempêtes... Malheur à la nation si elle ne sentait pas dans son cœur, dans son esprit, dans ses fibres, la puissance suggestive de ce devoir sacré ! ”
Léon Homo, Les Romains en Tripolitaine et en Cyrénaïque
“ La langue courante de la Tripolitaine, depuis plus de cinq siècles, était le phénicien de Carthage, le punique. Dès la conquête romaine, le latin devient la langue de l’administration ; on le parle à l’armée ; on l’enseigne dans les écoles ; les soldats du limes le répandent autour d’eux ; les marchands le propagent à travers les oasis et jusqu’aux confins du désert. Le punique, traité en idiome inférieur et systématiquement combattu, n’en oppose pas moins une résistance très vive. ”
Francis Charmes,
Chronique de la quinzaine, histoire politique - 31 mars 1899
“ Nous ignorons les projets ultérieurs de l’Italie dans la Méditerranée ; mais, comme ils ne peuvent porter ni sur l’Egypte, ni sur la Tunisie, ni sur l’Algérie, ni sur le Maroc, à moins de faire pour les réaliser un effort très supérieur aux avantages qu’elle pourrait en recueillir, il faut bien croire que c’est à la Tripolitaine qu’elle songe éventuellement. ”
Charles de Mazade,
Revue des Deux Mondes
“ La vérité est qu’on ne s’occupe guère de Tripoli en France, pas plus pour le prendre que pour craindre sérieusement de voir l’Italie l’envahir, par cette raison bien simple que la Tripolitaine est une province de l’empire turc à laquelle on ne peut toucher sans réveiller la question d’Orient tout entière. ”
Paul Melon, Problèmes algériens et tunisiens… (1903)
“ Nous ne croyons pas que nous ayons à envisager l'hypothèse du voisinage de l'Italie dans la Tripolitaine; si désireux que nous soyons de resserrer les liens d'entente cordiale avec une nation vers laquelle nous attirent, tout à la fois, les affinités de race et le souvenir de ce que nous avons fait pour conquérir son indépendance, nous ne saurions oublier que l'Italie à Tripoli ce serait l'Italie maîtresse de pénétrer au coeur du continent noir et de menacer la Tunisie. Nous pouvons, sans en prendre ombrage, entrevoir l'action de l'Italie dans l'ancienne Cyrénaïque ou pays de Barca. ”
René Pinon, Revue des Deux Mondes
“ Si médiocre que puisse être la valeur économique intrinsèque et l’importance politique de la Tripolitaine, le maintien, dans la Méditerranée, de l’équilibre actuel des forces, en dépend en quelque mesure, et rien de ce qui se passe dans ce bassin, où tant d’intérêts et d’ambitions s’entre-croisent, ne saurait nous laisser indifférens. ”
Jacques Bainville,
La guerre et l'Italie
(1916)
“ C'est ainsi que l'enthousiasme avec lequel l'Italie a accueilli l'expédition de Tripolitaine a marché de pair avec les fêtes qui ont. eu lieu pour le cinquantenaire du Risorgimento. C'est à l'évocation de ces souvenirs, exaltants pour l'âme italienne, que l'Italie doit cette conquête. Retenons précieusement ce trait du caractère italien : il rend compte de plus d'un phénomème de la vie politique, déconcertant au premier regard. ”
Léon Homo, Les Romains en Tripolitaine et en Cyrénaïque
“ La liberté du commerce des caravanes était pour elles une question de vie et de mort. Les Romains furent donc obligés de faire, d’une manière constante, la police de l’intérieur et d’occuper, sur les routes du Sud, les points de passage et les gites d’étapes les plus importans. Trois grandes routes de caravanes convergeaient vers Leptis, qui jouait dans l’ancienne Tripolitaine le rôle de la moderne Tripoli. La route de l’Ouest passait à l’oasis de Cidamus (Ghadamès) ; celle du centre, à l’oasis de Gharia el Gharbia ; celle de l’Est, à l’oasis de Bon Djem. ”
Henri Méhier de Mathuisieulx, A travers la Tripolitaine (2e éd… (1912)
“ Si la Tripolitaine a eu sa période de félicité autrefois, elle le paie cher aujourd'hui. On peut dire d'elle qu'elle a mangé son pain blanc le premier. Et la ration actuelle de son pain noir n'est pas copieuse. J'ai beau fouiller du regard l'horizon, vers l'intérieur, je ne découvre guère que du sable. Cependant, comme il y a un puits à 200 mètres de moi, le paysage se trouve momentanément animé par une petite caravane qui s'y rafraîchit. ”
René Pinon, Revue des Deux Mondes
“ III Les intérêts de l’Italie en Tripolitaine [6] ou, si l’on veut, en prenant le mot dans son sens politique, ses « droits, » ne se sont pas développes organiquement par l’effet naturel du voisinage géographique, ils se sont accrus par suite d’initiatives directement conduites ou indirectement encouragées par le gouvernement ; les étapes de l’influence italienne en Tripolitaine ont été déterminées par des événemens extérieurs. L’établissement du protectorat français en Tunisie en 1881 marque le moment où, pour la première fois, l’Italie songe à se créer des droits éventuels en Tripolitaine. ”
Léon Homo, Les Romains en Tripolitaine et en Cyrénaïque
“ Nulle part le fait ne s’est mieux vérifié qu’en Tripolitaine où la zone primitive d’occupation se réduisait à une bande très étroite, proie facile et toujours tentante offerte aux convoitises des nomades du désert. Rome n’a jamais eu la pensée de conquérir systématiquement l’ensemble de l’hinterland tripolitain. Mais en Afrique, l’offensive a toujours été la meilleure des défensives. Pour avoir la paix sur la côte, le seul moyen efficace était de dominer à l’intérieur et les Romains avaient trop l’expérience des choses africaines pour ne pas l’employer en Tripolitaine comme ailleurs. ”
Charles Le Beau,
Histoire du Bas-Empire. Tome 03
(1836)
“ Ce vaste corps sentait déja les approches de la vieillesse. Affaibli par les vices qui lui faisaient perdre de son ressort, il se refroidissait peu à peu dans ses extrémités, et les gouverneurs des provinces éloignées, plus attentifs à les piller qu'à les défendre, laissaient aux Barbares occasion de les entamer. Tandis que les Perses enlevaient aux Romains les cinq provinces voisines du Tigre, les Austuriens en Afrique infestaient la Tripolitaine, qui s'étendait entre les deux Syrtes, dans le pays qu'on appelle encore la régence de Tripoli. ”
Léon Homo, Les Romains en Tripolitaine et en Cyrénaïque
“ Sur 800 kilomètres de côtes, du cap Misrata au cap Tejonas, aucun abri ne s’offrait au navigateur en péril. L’homme lui-même était un danger de plus dans ces régions inhospitalières. On pouvait tout craindre des tribus nomades qui erraient misérables et convoiteuses le long de ce littoral déshérité. L’évolution historique des deux pays antérieurement à l’occupation romaine, n’est pas moins radicalement différente que leur constitution géographique. En Tripolitaine, comme dans l’ensemble de l’Afrique du Nord, l’éveil à la civilisation est venu des Phéniciens. ”
Léon Homo, Les Romains en Tripolitaine et en Cyrénaïque
“ Les villes de Tripolitaine versent une contribution régulière, un talent par jour pour la seule Leptis ; elles fournissent à la flotte de Carthage des marins et à son armée des soldats. Un jour vint, et le choc était fatal, où Carthaginois, maîtres de la Tripolitaine, et Grecs, colonisateurs de la Cyrénaïque, se trouvèrent en présence sur les rivages de la Grande Syrte. Des conflits éclatèrent pour la délimitation des possessions réciproques. Au VIe siècle avant Jésus-Christ, intervint un règlement définitif. L’histoire se tait sur ces événemens. ”
Francis Charmes,
Revue des Deux Mondes
“ Quels que soient l’intelligence et le courage de leurs officiers, et ils sont grands, les Italiens n’avancent pas dans la Tripolitaine. L’immense effort qu’ils ont fait et qu’ils continuent rencontre des résistances imprévues, qui tiennent en grande partie à la nature du terrain : ils en viendront à bout avec le temps, mais ce temps commence à leur paraître long et leur impatience augmente de jour en jour. La Porte, au contraire, souffre peu de la guerre et affecte de ne pas en souffrir du tout. ”
Frères des écoles chrétiennes, Géographie-atlas du cours supérieur… (1910)
“ Tripoli, 30000 habitants, capitale dans la Tripolitaine propre; port de mer en relation avec les caravanes du Sahara. — Ghadamès, 5., dans une oasis. — Benghazi, 10., petit port, chef-lieu du Barka. — Mourzouk, 10., chef-lieu du Fezzaa, et Ghât, 5., dans une oasis, rendez-vous de nombreuses caravanes. La TRIPOLITAINE, dont l'industrie est presque nulle, commerce surtout avec l'Italie et Malte. — Exportation de céréales : blé et orge; d'huile d'olive, de fruits : figues et dattes; de soude, de peaux. ”
Léon Homo, Les Romains en Tripolitaine et en Cyrénaïque
“ Leptis Magna, que vinrent peupler des Sidoniens chassés de leur patrie par la guerre civile, Sabrata, Oea, constituées en une fédération, la Tripolis, dont la contrée tout entière devait plus tard prendre le nom. A partir du VIIIe siècle, Carthage, la grande colonie phénicienne d’Afrique, supplante la métropole dans la Méditerranée- occidentale et groupe successivement sous son hégémonie les colonies phéniciennes de l’Ouest. Les villes de la Tripolitaine furent entraînées dans ce mouvement général et devinrent pendant cinq cents ans partie intégrante de l’empire carthaginois. ”
Léon Homo, Les Romains en Tripolitaine et en Cyrénaïque
“ La vie africaine est restée identique à elle-même : être maître des oasis et tenir les points d’eau, c’était autrefois, comme aujourd’hui, avoir les nomades à son entière discrétion. Nous aimerions à connaître les corps de troupes chargés d’assurer la défense de la Tripolitaine. Malheureusement, nous ne possédons encore à cet égard que de trop rares indications. Quelques détachemens de troupes légionnaires, tirés de la IIIe légion de Lambèse et grossis sans doute de contingens auxiliaires indigènes, avaient été portés en avant-gardes, comme nous l’avons vu, dans les oasis du Sud. ”
Agence générale des colonies. Congrès du tourisme et du cynégétisme coloniaux… (1932)
“ Tourisme. — Le tourisme prend un développement important en Tripolitaine. D'importantes ruines romaines ont été mises au jour et parfaitement restaurées. D'intéressantes et fort agréables excursions peuvent être effectuées aux environs de Tripoli. Chasse. — On trouve en abondance gazelles, chacals, renards, lapins, lièvres, grives et perdrix. ”
Atlas-géographie, ou Nouveau manuel de géographie générale… (1906)
“ Villes principales. — Les villes les plus importantes de la Tripolitaine sont : Tripoli, la capitale; Benghasi, Mourzouk et Ghadamès. 1) Tripoli (30.000 h.) , capitale du vilayet, est un port actif sur la Méditerranée, et l'un des principaux centres du commerce entre l'Europe et l'Afrique centrale. 2) Benghasi (13.000 h.) , ville maritime sur le golfe de la grande Syrte, est la capitale de la province de Barca (la Cyrénaïque des anciens, patrie de f-imon le Cyrénéen, de saint Marc et d'Arius) . ”
Henri Méhier de Mathuisieulx, A travers la Tripolitaine (2e éd… (1912)
“ Qu'ils soient venus comme esclaves ou comme volontaires des caravanes, les nègres ont fait souche dans la Tripolitaine. Un grand nombre d'Arabes et de Berbères sont eux-mêmes fortement nuancés par des alliances avec les Soudaniens de toute provenance. La teinte des. figures sémitiques s'obscurcit sensiblement à mesure que l'on progresse vers le sud; à Tripoli même, on trouverait toutes les gammes du bistre au noir d'encre. ”
Léon Homo, Les Romains en Tripolitaine et en Cyrénaïque
“ Au VIe siècle encore, les indigènes ne parlent pas d’autre langue. En Tripolitaine même, deux faits précis attestent sa longue survivance. La sœur de l’empereur Septime Sévère, originaire elle aussi de Leptis, était venue voir son frère à Rome ; mais elle savait si mal le latin que l’Empereur en eut honte et qu’il se hâta de la renvoyer en Afrique. Peu à peu chassé des villes, le punique se réfugia dans les campagnes ”
L'Afrique. Choix de lectures de géographie… (1884)
“ Tripolitaine et Barka, au nord; —Fezzan, au sud;— Ghadamès, au sudouest ;—Audjilah, au sud-est. Tripolitaine. — Administrativement, le pays est divisé en trois provinces : Tripoli, Mesurata, Barka. 1° Tripoli de Barbarie (OEta) , capitale, 25 000 hab. (dont 4 à 5 000 Européens, presque tous Maltais) ; 2° Misrata, chef-lieu, ou Mesurata, petit port à 17 kilom. de Tripoli; 3° Barka, chef-lieu, Benghazy ou Bernik (anc. Bérénice, 6000 hab.) , port médiocre, commerce surtout avec Marseille, Venise, Tripoli, Malte; villes principalesDenah avec une rade; Bombah dans une île, avec un port de relâche ”
Émile de Meester de Ravestein,
Musée de Ravestein : notice (2e édition…
(1884)
“ Parmi les autres terres cuites de notre collection, nous croyons devoir encore appeler spécialement l'attention sur quatre figurines en terre rouge, de la plus belle époque de l'art grec, et qui proviennent de fouilles faites dans la régence de Tripoli, la Tripolitaine des anciens. Chaque terre cuite est accompagnée d'une petite description qui en fera apprécier le mérite. ”
La Côte africaine d'Alexandrie à Tanger… (1889)
“ C'est là qu'une allégorie antique plaçait le merveilleux jardin des Hespérides. Quelques misérables villages arabes remplacent les belles cités romaines dont les ruines amoncelées font encore l'admiration des rares touristes qui les visitent : Bérénice, Arsinoë, Ptolémaïs, Apollonias et Cyrène. Au-delà des plateaux du Barka jusqu'à Tripoli, nous retrouvons le désert. Tripoli ressemble à toutes les villes de l'Orient : un vilain tableau dans un beau cadre, cadre formé par un horizon si pur, si vaste, par sa mer capricieuse, par ses palmiers si sveltes, si gracieux. ”
L'Afrique. Choix de lectures de géographie… (1884)
“ Gabriel Charmes a publié dans le Journal des Débats le spirituel et instructif récit de ses voyages en Orient. Ces articles, à qui nous avons emprunté déjà une description de Tripoli (p. 351) , ont été réunis en volumes. (Cinq mois au Caire; Tunisie et Tripolitaine. (Paris, 2 vol. in-l8, Charpentier.) ÉGYPTE. 667 prévu et la légèreté. Ainsi costumés, les. sais courent ou plutôt volent autour des voitures et des cavaliers avec une vitesse inconcevable. Ils ne se contentent pas d'aller droit devant eux ; ils font des festons ; ils s'égarent dans tous les sens ”
Élisée Reclus,
L'Homme et la Terre, 1905, livre 3
“ Trinacrie, voir Sicile. Trincomali, loc., 553. Tripoli d’Afrique, 422, 429, 237, 318, 385, 263. Tripoli de Syrie, 578, 429, 465, 575, 576, 6. Tripolitaine, 265, 419. Tripolitaine, ter., 272. Tripolitza, loc., 70, 102. Tristâo (Nuno) , 230. ”
Élisée Reclus,
L'Homme et la Terre, 1905, livre 1
“ Tripoli, loc. d’Afrique, 183. Tripolitaine, ter., 180. Tristâo d’Acunha, île, 82, 83. Troglodytes, 73, 74, 162, 168, 169. Troie, loc., 208. Trôo (Le) , loc., 169, 170, 171. Troyens, 297. Truhelka (Ciro) , 228. ”
Jean Lorrain,
Heures d'Afrique
(1899)
“ Tripoli est une merveille, merci. Je n’y ai pas vu danser, les yeux mouillés de kohl et tirés sur les tempes, les danseurs arabes que vous m’aviez prédits, la police turque est intervenue entre votre départ et notre arrivée ; mais l’oasis est une féerie, la ville une imagination des Mille et une Nuits, et, malgré sa saleté et même malgré la pluie que nous avons trouvée au débarqué, j’aime et j’adore Tripoli, j’aime ses soldats en haillons, j’aime ses dames turques à peine voilées, j’aime ses convois de chameaux et ses nomades du désert ”
Le P. Cogniard, L'Orient à vol d'oiseau (1902)
“ Avec sa verte ceinture d'orangers et de citronniers, arbres couverts de pommes d'or, Tripoli ressemble au jardin des Hespérides. Le chemin est sans cesse sillonné par des habitants allant d'une ville à l'autre, nonchalamment montés sur de petits ânes, au trot rapide, au regard vif et intelligent. ”
