Résumé

La Côte africaine d'Alexandrie à Tanger… (1889)

Toute autre musique que cette musique monotone et mélancolique, mais grave et grandiose, ne saurait convenir à ces solitudes. C'est peut-être l'aspect imposant du Sahara qui contribue à donner aux Arabes cette gravité calme, cette impassibilité digne, qu'on s'explique si peu avec la pétulance de leur caractère. Aussi, quand, du haut de son chameau, comme du pont d'un navire, le voyageur parcourt du regard l'horizon, il sent monter de son âme vers DIEU comme le chant d'une prière ou le murmure d'un cantique.
Source : Gallica

La Côte africaine d'Alexandrie à Tanger… (1889)

C'est là qu'une allégorie antique plaçait le merveilleux jardin des Hespérides. Quelques misérables villages arabes remplacent les belles cités romaines dont les ruines amoncelées font encore l'admiration des rares touristes qui les visitent : Bérénice, Arsinoë, Ptolémaïs, Apollonias et Cyrène. Au-delà des plateaux du Barka jusqu'à Tripoli, nous retrouvons le désert.
Tripoli ressemble à toutes les villes de l'Orient : un vilain tableau dans un beau cadre, cadre formé par un horizon si pur, si vaste, par sa mer capricieuse, par ses palmiers si sveltes, si gracieux.
Source : Gallica

La Côte africaine d'Alexandrie à Tanger… (1889)

Du reste, parvenu sur la plate-forme, il faut convenir qu'on est bien dédommagé de sa peine par le merveilleux spectacle qui s'offre alors aux yeux. A l'est le Nil déploie son large cours au milieu d'un riche tapis de verdure ; au-delà Le Caire apparaît avec ses dômes, ses blancs minarets, sa citadelle adossée aux pentes de Mokattam ; au sud, une longue chaîne de pyramides de diverses hauteurs, des blocs de ruines éparses sur une plaine aride et mamelonnée, et puis, débordant de toutes parts comme pour encadrer ce tableau incomparable, les sables et le désert !
Source : Gallica

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