Résumé

De Paris à Suez : courtes notes de voyage (1867)

Le soir, je sortis encore, mais il était difficile de circuler dans les rues du Caire. Ni gaz, ni lanternes ! La Grand'rue seule est éclairée par les lampes que les Arabes accrochent à leur auvent et dans lesquelles brûle une mèche noyée dans l'huile, de vrais lampions dont la flamme inconstante jette des reflets étranges sur tout ce qu'elle éclaire. En outre, les chiens, à l'état sauvage, courent par bandes dans les rues et se chargent d'enlever les ordures que l'on y jette; c'est le seul mode de nettoyage. Ils sont dangereux à rencontrer lorsque l'on n'est pas armé d'une forte canne.
Source : Gallica

De Paris à Suez : courtes notes de voyage (1867)

Quelques lampes brûlent seules au faite des minarets. Pendant ce temps un coup de canon annonce chaque matin le lever du soleil, un second coup prévient de son coucher. Les Arabes ne prennent de nourriture et ne fument que pendant la nuit, dans l'intervalle de ces deux avertissements. Dans la journée ils se mettent en prière trois fois : le matin, à midi et le soir; le muezzin, sorte de cloche vivante, les invite à la prière du haut du minaret, où il chante quelques versets du Coran.
Le lendemain nous fimes un tour dans les bazars. Chaque corps de métier habite sa rue.
Source : Gallica

De Paris à Suez : courtes notes de voyage (1867)

Les sables y forment des dunes si élevées que l'eau du canal se trouve encaissée dans une vallée de vingt-deux mètres de profondeur.
Des locomotives sillonnent le Seuil pour en tirer les sables et les porter en arrière par des pentes douces ; des dragues coupent des tranches de sable pour en emplir les wagons.
Source : Gallica

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