Résumé

Armand von Schweiger-Lerchenfeld La Tripolitaine et l'Égypte : d'après l'ouvrage allemand de M. de Schweiger-Lerchenfeld… (1884)

Ce lac s'étend au nord-est jusqu'à Damiette, et c'est un véritable paradis pour les nemrods qui ne dédaignent pas le gibier d'eau. C'est par millions qu'il faut chiffrer ces volatiies qui peuplent seuls, dureste, ce désert aquatique. Grâce à eux, cette solitude s'anime , et on croirait-presque que l'horizon est en mouvement. Des régiments entiers de flamants au plumage plein d'éclat se pressent sur un banc de limon ; on y compte les hérons par centaines. Des troupes de
pélicans, des bandes d'oies du Nil, des escadrons de légers halbrans s'élèvent dans les airs ou clapotent dans l'eau.
Source : Gallica

Armand von Schweiger-Lerchenfeld La Tripolitaine et l'Égypte : d'après l'ouvrage allemand de M. de Schweiger-Lerchenfeld… (1884)

Les Bahaby (barques du Nil) glissent mystérieusement comme des fantômes sur la surface d'un bleu inaltérable du fleuve, et la blancheur de leurs grandes voiles se détache au milieu de la transparence étonnante de l'air. Là-bas, au bout de l'étape, où leurs mâtures ferment l'horizon, commence la route qui.
conduit à la ville sainte d'Abydos, située dans l'intérieur des terres. Mais continuons à glisser sur le fleuve jusqu'à Dendera. Ici le voyageur curieux mettra pied à terre pour voir le temple élevé à Hathor, l'une des innombrables déesses de la mythologie égyptienne.
Source : Gallica

Armand von Schweiger-Lerchenfeld La Tripolitaine et l'Égypte : d'après l'ouvrage allemand de M. de Schweiger-Lerchenfeld… (1884)

Le bazar est aussi morne que le port.
A l'extrémité sud-est s'élève la citadelle, entourée de murs impénétrables. La banlieue de la ville, au contraire, offre à chaque pas des vestiges de la civilisation d'autrefois, etdans l'oasis de Mischia, à quelque distance au sud, l'odorat et l'ouïe sont charmés par la senteur des orangers et le chant des oiseaux.
Mais bientôt commence la triste région des sables sans fin, qui enserre comme une ceinture grise les oasis de la côte. Plus loin sur là droite, le voyageur voit se dérouler devant lui des terres arables et des pâturages
Source : Gallica

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