Aleksander Jan Joachim Holynski

Résumé

Aleksander Jan Joachim Holynski Nubar-Pacha devant l'histoire (1886)

Il avait pour habitude de dire : « N'ayez pas de maison à Constantinople, de navire sur la mer Noire, et d'amis en Égypte. »
Il entendait par là que les amis d'Egypte sont les plus faux, comme la mer Noire expose aux naufrages et une maison à Constantinople aux incendies.
Les sentences, sous une forme concise et imagée, sont du goût de tous les Orientaux et se transforment souvent en apologues. En ceci Nubar est un Oriental.
Toutes les fois qu'il s'anime et se passionne, il procède
par axiomes et revêt ses idées d'une forme allégorique.
Source : Gallica

Aleksander Jan Joachim Holynski Nubar-Pacha devant l'histoire (1886)

Il lui suffisait de jeter de la poudre aux yeux de la presse. Barbare sous des dehors policés, il ne donna jamais le spectacle des énormités sanglantes coram populo de Meheinet-Ali, d'Ibrahim, d'Abbas et de Saïd ; il employait pour satisfaire sa colère et sa vengeance un moyen tout aussi expéditif, mais détourné et clandestin. Était-il mécontent d'un individu, il se bornait à le bannir dans le Soudan.
Là le climat, les privations, la nostalgie, et parfois le
poison, ne tardaient pas à mettre fin à une existence condamnée.
Source : Gallica

Aleksander Jan Joachim Holynski Nubar-Pacha devant l'histoire (1886)

En face des vice-rois d'Égypte, successeurs de Mehemet-Ali, tous amoureux de l'arbitraire, jouisseurs égoïstes, insouciants de la misère de leurs sujets, il se dresse, comme la Justice elle-même, pour leur rappeler que souveraineté oblige.
A force de persévérance, d'énergie, d'habileté, il est parvenu par la Réforme judiciaire, à donner une
base solide à tous les progrès futurs de son pays d'adoption : œuvre grandiose qui fait sa gloire et qui est, en même temps, l'origine de tant de haines acharnées après lui.
Source : Gallica

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