Charles Chaillé-Long

Charles Chaillé-Long

Résumé

Portrait de Charles Chaillé-Long Charles Chaillé-Long Les trois Prophètes : le mahdi… (1886)

De récents événements ont dissipé le sentiment d'une « Egypte aux Egyptiens ». C'était un rêve dont les libéraux s'éveillèrent après les massacres d'Alexandrie et de Tantah, et la fuite honteuse à Tel-el-Kebir. Le cri de l'armée égyptienne réformée de Valentine Baker : « Nous sommes tous poltrons ! » fut la lamentation expirante d'une nation prématurément appelée à la vie par Arabi, mais qui n'était ni brave ni patriotique. Ce n'est pas au fellah, certainement, que l'avenir de l'Egypte peut être confié.
L'Angleterre, alors, doit-elle être la maîtresse de l'Egypte ?
Source : Gallica

Portrait de Charles Chaillé-Long Charles Chaillé-Long Les trois Prophètes : le mahdi… (1886)

Toulba demanda : « Que fera l'amiral anglais si nous n'acceptons pas ses conditions? » « Il détruira toutes les fortifications » répondit l'officier. Toulba reprit : « Il n'y aura pas
d'hommes dedans. » « L'amiral sera enchanté de le savoir, dit l'officier — car son but est la destruction des forts, non celle des hommes. » Toulba se dépêcha ostensiblement d'aller à Ramlegh, pour consulter le Khédive. L'officier anglais attendit son retour à bord du Mahroussah, mais il attendit en vain, car Toulba s'en alla à la grille de Moharrem-Bey, et là rejoignit Arabi.
Source : Gallica

Portrait de Charles Chaillé-Long Charles Chaillé-Long Les trois Prophètes : le mahdi… (1886)

C'était en ce temps qu'on aurait pu entendre Arabi dire aux européens : Nous sommes tous frères, descendants des mêmes parents, Adam et Ève; Dieu est l'architecte de l'Univers. L'homme est le roi de la création. Le paon de la vanité ne tlottera jamais sur ma tête.
Le Khédive Ismaït l'appelait « l'éloquent babillard » et il le menaça plus d'une fois du Soudan, la terreur de tous les égyptiens.
Tewfik, en succédant au trône, promut Arabi au rang de colonel. Ceci était considéré comme la limite de son ambition, mais l'ambition de l'homme et sa vanité ne devaient pas être ainsi apaisées.
Source : Gallica

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