Résumé

N. Scotidis L'Égypte contemporaine et Arabi-Pacha (1888)

Arabi Pacha, malgré son fanatisme, avait assez d'esprit pour comprendre qu'il devait tenir les promesses données par lui au Khédive et à l'Europe pour la vie et la fortune des Européens, et pour prouver que, tant que lui-même gouvernait, il était maître du pays, tenant beaucoup à l'ordre public et à la prospérité de sa patrie. L'ébranlement de l'ordre fait par lui-même, pour qu'il prouvât, en le rétablissant, que lui seul pouvait le faire, comme on aurait pu prétendre, serait une arme dirigée contre lui-même.
Source : Gallica

N. Scotidis L'Égypte contemporaine et Arabi-Pacha (1888)

Vers six heures de l'après-midi, Alexandrie était en état de siège : 6,000 soldats environ, sous le commandement de Soliman-Daout et de Tulba, occupèrent la ville et principalement la place des Consuls et toutes les voies qui conduisaient des quartiers arabes à ceux des européens. Les bandes de meurtriers et de voleurs se retirèrent peu à peu et en silence, ivres de sang et las de meurtres et de pillage; tandis que les Européens s'enfermèrent au plus profond de leur demeure, sous le coup d'une terreur bien justifiée.
Source : Gallica

N. Scotidis L'Égypte contemporaine et Arabi-Pacha (1888)

Nous supposâmes que quelques maisons brûlaient à cause de quelques balles de la flotte anglaise qui auraient fait explosion sur elles ; mais quand la nuit vint, une lueur rougeâtre éclaira l'horizon. Le feu n'était pas isolé; il dévorait tout Alexandrie et principalement les quartiers européens. Ce fut ainsi que se réalisa ce qu'un homme d'État égyptien nous avait dit, il y avait quelques jours : « On ne verra plus après quelques jours que du feu, du sang et des ruines. »
Le lendemain matin, Alexandrie était toute
enveloppée par des nuages de fumée.
Source : Gallica

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