Anonyme, Revue des Deux Mondes
“ Saïd-Pacha, fils de Méhémet-Ali, prit le pouvoir à la mort d’Abbas-Pacha. Doué des plus heureuses facultés, il avait reçu une éducation solide, et son esprit était ouvert aux notions les plus variées. Il était malheureusement bien moins doué sous le rapport du caractère. D’une timidité invincible et incurable, il voyait partout des périls imaginaires ; il en vint à ne jamais se déplacer sans une escorte nombreuse composée de toutes armes. Incapable de dominer les hommes, il les méprisait en les comblant de ses faveurs. ”
