Résumé

Jean de Byzance Le péché du pacha : roman historique (1873)

Quand l'objet de ma passion n'était qu'une bohémienne, et moi qu'un Turc, je n'aurais pu lui offrir convenablement qu'une place dans mon harem. Je ne l'ai jamais osé proposer : J'AIMAIS ! Aujourd'hui que cette divine enfant dissipe les nues, qu'elle reparaît dans tout son éclat, et que je redeviens ce que la nature m'a fait : George Apostoli, j'ose...
— Lui offrir mieux, n'est-ce pas? interrompt Odysseus.
— Mon nom, ma fortune, mon sang, tout mon être !
— Qu'en dis-tu, ma soeur? demande le capitaine attendri.
— Est-ce bien vrai qu'il n'est pas Turc ? fait Cyriaké avec embarras.
Source : Gallica

Jean de Byzance Le péché du pacha : roman historique (1873)

« O beauté! charme divin, qui peut le résister !
dit Vermont.
La beauté elle-même, observe Wildcock en
désignant Valérie, succombe à la perfection, car votre payse est bien jolie aussi, cher docteur ; et, à mon sens, elle aurait le droit d'être jalouse.
On n'est pas jalouse de la perfection : on
l'admire, on l'adore. Et cette danseuse est tout ce que j'ai vu de plus parfait, foi d'artilleur !
affirme Ulysse.
— Camarade, répond Edinn-bey, un tel éloge
dans votre bouche est bien précieux... pour moi,
car vous êtes aussi du pays des belles. »
Ulysse s'incline.
Source : Gallica

Jean de Byzance Le péché du pacha : roman historique (1873)

Non ! Sâlih n'a pas le courage de sa scélératesse : Sàlih est un misérable, mais Sàlih est un lâche.
« Allah ekber ! » s'écrie-t-il en étendant ses membres endoloris, et en poussant un bâillement sonore et prolongé.
Oui, créature pusillanime : Dieu est grand, et tu n'es qu'un atome imperceptible.
« La illahé! ill Allah! » ajoute-t-il avec componction.
Oui, musulman, il n'y a point d'autre Dieu que Dieu.
Puis enfin, se levant avec peine, il conclut triomphalement :
« Muhammedé ressoul Allah ! »
Voilà ce qui fait votre mal, pacha ! Mahomet n'est pas le prophète de Dieu.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature