Pierre Loti,
Aziyadé
(1879)
“ Un soleil radieux vient de grand matin nous éveiller, et quatre à quatre nous dégringolons les sentiers qui mènent à la Corne d’or. Un caïque matinal est là qui nous attend. La multitude des cases noires de Pri-pacha, étagées là-haut en pyramide, baignent dans la lumière orangée, et toutes les vitres étincellent. Eriknaz et Alemshah nous regardent de loin partir, perchées, en robes rouges, au soleil levant, sur le toit de leur maison. Voici Eyoub qui passe, voici le café de Suleïman, la petite place de la mosquée, et la case d’Arif-effendi, en pleine lumière du matin. ”

