Pierre Loti,
Les Désenchantées — Roman des harems Turcs contemporains
“ On recommença deux ou trois poses, toujours Djénane auprès d'André, et toujours Djénane sous ses draperies noires d'élégie."Vous représentez-vous bien, leur dit-il, ce que c'est nouveau pour moi, étrange, inquiétant presque, de causer avec des êtres aussi invisibles? Vos voix mêmes sont comme masquées par ces triples voiles. A certains moments, il me vient de vous une vague frayeur.—C'était dans nos conventions, cela, que nous ne serions pour vous que des âmes.—Oui, mais les âmes se révèlent à une autre âme surtout par l'expression des yeux... Vos yeux, à vous, je ne les imagine même pas. ”
