Eyoub

Définition et enjeux

Portrait de Pierre Loti Pierre Loti,  Aziyadé

“ C’est l’hiver ; une pluie froide et un grand vent battent les vitres de ma triste case ; on n’entend plus d’autre bruit que celui qu’ils font, et la vieille lampe turque pendue au-dessus de ma tête est la seule qui brûle à cette heure dans Eyoub. C’est un sombre pays qu’Eyoub, le cœur de l’islam ; c’est ici qu’est la mosquée sainte où sont sacrés les sultans ; de vieux derviches farouches et les gardiens des saints tombeaux sont les seuls habitants de ce quartier, le plus musulman et le plus fanatique de tous. ”
Source : Wikisource

Portrait de Pierre Loti Pierre Loti,  Aziyadé

“ Voici Eyoub qui passe, voici le café de Suleïman, la petite place de la mosquée, et la case d’Arif-effendi, en pleine lumière du matin. Personne au bord de l’eau ; tout encore est clos et endormi.
Ma demeure, que j’ai si souvent vue sombre et triste, sous la neige et le vent du nord, me laisse comme dernière image un éblouissement de soleil.
Ce dernier lever du jour est d’une splendeur inaccoutumée ; tout le long de la Corne d’or, depuis Eyoub jusqu’au sérail, les dômes et les minarets se dessinent sur le ciel limpide en teintes roses ou irisées.
”
Source : Wikisource

Portrait de Zo d’Axa Zo d’Axa,  De Mazas à Jérusalem

“ Un bateau remonte la Corne-d’Or jusqu’aux eaux douces d’Eyoub, le village des morts : des pierres blanches et des cyprès au long des rues où les passants sont rares, des tombeaux encastrés entre les maisons et de telle façon qu’on croirait un bourg macabre bâti sur un grand cimetière.
D’Eyoub, c’est tout Stamboul qu’il faut traverser pour arriver à Sainte-Sophie et au Bazar. D’abord un ghetto sordide aux masures branlantes, sorte de léproserie où le Turc a parqué les juifs. Des chemins ravinés, des escaliers, on monte, l’air s’épure autour des mosquées
”
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature