Adrienne Piazzi

Résumé

Adrienne Piazzi Un drame à Constantinople (1879)

Avez-vous ouï dire qu'on rappelât jamais un roi renversé par son peuple?
— Ce n'est pas le peuple. Vous avez été victime d'un complot exécrable ! s'écria Mibri. Hassan-Bey me l'a dit, il y aura encore des conspirations à Constantinople, et celui qui se croit bien ferme sur le trône n'y sera pas longtemps assis.
— Chut! taisez-vous, femme! N'appelez pas l'anathème sur ceux qui ne sont pas coupables, et regardez plutôt la noirceur de votre âme.
- Ah! Sire! gémit la pauvre Mihri, qui fondit en larmes.
— Pour Allah, séchez vos pleurs ; ma mère, consolezla. Oh ! tout cela me bouleverse encore.
Source : Gallica

Adrienne Piazzi Un drame à Constantinople (1879)

Nous sommes tant d'esclaves également jeunes et belles ! il est indifférent à toutes, et à moi surtout, qui tremble sous un de ses regards !
— Que tu es passionnée, Mihri-Hanoum! dit Aicha; il y a deux mois tu étais tellement enthousiasmée de Salahcddin que, te l'avouerai-je? j'en étais jalouse; maintenant c'est le Sultan qui captive ton cœur : cet amour sera-t-il durable?
— Tu ne peux blâmer les élans d'un cœur condamné à soupirer vainement et qui ne demande qu'à porter sur
un être toute l'affection dont il déborde.
Source : Gallica

Adrienne Piazzi Un drame à Constantinople (1879)

Le nombre de vos ennemis, Sire, est innombrable; on conspire partout : dans les loges maçonniques, dans les mosquées.
— Dans les mosquées ! s'écria le Sultan atterré.
— Oui, Sire.
— C'est faux! s'écria Mahmoud; j'ai de fort bons espions parmi les francs-maçons, les employés et les softas.
— Vos espions, Altesse, font peut-être, sans que vous - le sachiez, partie des espions de la jeune Turquie, reprit tranquillement Hassan, et ils espionnent pour leur compte tout en étant payés par vous.
— Bey effendi ! vous doutez de mon dévouement envers Sa Majesté.
Source : Gallica

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