Résumé

Les mille et une nuits: contes choisis

Génie, sauve-moi la vie une seconde fois, en m'enseignant où est le palais que j'ai fait bâtir, ou en faisant qu'il soit rapporté incessamment où il était. Ce que tu me demandes, reprit le génie, n'est pas de mon ressort: je ne suis esclave que de l'anneau, adresse-toi à l'esclave de la lampe. Si cela est, repartit Aladdin, je te commande donc, par la puissance de l'anneau, de me transporter jusqu'au lieu où est mon palais, en quelque endroit de la terre qu'il soit, et de me poser sous les fenêtres de la princesse Badroulboudour.
Source : Gutenberg

Les mille et une nuits: contes choisis

Ah! mon seigneur, pardon! s'écria le marchand. Point de pardon, répondit le génie, point de miséricorde! N'est-il pas juste de tuer celui qui a tué? J'en demeure d'accord, dit le marchand; mais je n'ai assurément pas tué votre fils; et quand cela serait, je ne l'aurais fait que fort innocemment; par conséquent, je vous supplie de me pardonner et de me laisser la vie. Non, non, dit le génie en persistant dans sa résolution, il faut que je te tue de même que tu as tué mon fils. A ces mots, il prit le marchand par le bras, le jeta la face contre terre, et leva le sabre pour lui couper la tête.
Source : Gutenberg

Les mille et une nuits: contes choisis

Je suis innocent: ce sont eux qui sont les coupables. Hélas! continua-t-il en pleurant, nous passions le temps si agréablement! Ces Calenders borgnes sont la cause de ce malheur. Il n'y a pas de ville qui ne tombe en ruine devant des gens de si mauvais augure. Madame, je vous supplie de ne pas confondre le premier avec le dernier; et songez qu'il est plus beau de pardonner à un misérable comme moi, dépourvu de tout secours, que de l'accabler de votre pouvoir, et le sacrifier à votre ressentiment.
Zobéide, malgré sa colère, ne put s'empêcher de rire en elle-même des lamentations du porteur.
Source : Gutenberg

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