Résumé

Galland Les Mille et Une Nuits

Alors le sultan, feignant de sortir d’un profond sommeil, et contrefaisant le langage des noirs, répondit à la reine, d’un ton grave : « Il n’y a de force et de pouvoir qu’en Dieu seul, qui est tout-puissant. » À ces paroles, la magicienne, qui ne s’y attendoit pas, fit un grand cri pour marquer l’excès de sa joie. « Mon cher seigneur, s’écria-t-elle, ne me trompé-je pas ? Est-il bien vrai que je vous entends, et que vous me parlez ? » « Malheureuse, reprit le sultan, es-tu digne que je réponde à tes discours ? » « Hé pourquoi, répliqua la reine, me faites-vous ce reproche ? »
Source : Wikisource

Galland Les Mille et Une Nuits

« Sire, lui répondit le visir, elle s’est offerte d’elle-même. La triste destinée qui l’attend, n’a pu l’épouvanter, et elle préfère à sa vie l’honneur d’être une seule nuit l’épouse de votre majesté. » « Mais ne vous trompez pas, visir, reprit le sultan : demain, en vous remettant Scheherazade entre vos mains, je prétends que vous lui ôtiez la vie. Si vous y manquez, je vous jure que je vous ferai mourir vous-même. » « Sire, repartit le visir, mon cœur gémira, sans doute, en vous obéissant ; mais la nature aura beau murmurer : quoique père, je vous réponds d’un bras fidèle. »
Source : Wikisource

Galland Les Mille et Une Nuits

« Ah, ma chère sœur, dit alors Dinarzade, que je suis fâchée que vous n’ayez pas le temps d’achever cette histoire ! Je serois inconsolable si vous perdiez la vie aujourd’hui. « Ma sœur, répondit la sultane, il en sera ce qu’il plaira au sultan ; mais il faut espérer qu’il aura la bonté de suspendre ma mort jusqu’à demain. » Effectivement, Schahriar, loin d’ordonner son trépas ce jour-là, attendit la nuit prochaine avec impatience, tant il avoit d’envie d’apprendre la fin de l’histoire du roi grec, et la suite de celle du pêcheur et du génie.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature