Anonyme, Le Livre des mille nuits et une nuit
“ Donc, lorsque le désespéré Aladdin eut frotté, sans le vouloir, l’anneau qu’il avait au pouce et dont il ignorait la vertu, il vit soudain surgir devant lui, comme s’il sortait de terre, un immense et gigantesque éfrit, semblable à un nègre noir, avec une tête comme un chaudron et une figure épouvantable et des yeux rouges, énormes et flamboyants, qui s’inclina devant lui et, d’une voix aussi retentissante que le roulement du tonnerre, lui dit : « Entre tes mains, ici, ton esclave le voici ! Parle, que veux-tu ? Je suis le serviteur de l’anneau, sur la terre, dans les airs et sur l’eau ! » ”
