Albert Adès, Le Livre de Goha le Simple (1919)
“ L’homme la regarde, et ne dit rien... Mélek détache les bracelets qui ornent ses chevilles et ses poignets, elle délie ses cheveux. Elle est debout, très pâle, les cuisses serrées... Tout à coup, elle rejette le tambourin avec colère, elle pousse un grand cri et, sautant sur Abd-el-Rahman, elle joue comme un lionceau sur ses genoux... À cette minute, elle connut son premier désir. Tour à tour, hautaine, fougueuse, câline, Mirmah avait reproduit tous les gestes, tous les cris de Mélek, sans souci du contraste entre ses poses voluptueuses et ses chairs flétries. ”
