“ Qu’un bon gîte la nuit et qu’une fille aimable ! Elle avait sur son cou jeté ses bras de lait : « Ami, je danserai, si ma danse te plaît, » Où tes pieds passeront, je baiserai le sable, » Car tes grands yeux sont doux ! Quand ta bouche parlait, » Je me sentais mourir ! Oh ! mon âme est blessée » D’un amour inconnu qui ne s’éteindra pas ! » Parle ! Veux-tu quelqu’un qui s’attache à tes pas ? » Qui, le jour, qui, la nuit, t’étreigne en sa pensée ? » Une esclave fidèle, une femme insensée » Qui donnera son sang pour dormir dans tes bras ? » » — Je t’aime ! » dit Paulus. ”
Résumé
“Melænis”, est une œuvre de Louis Bouilhet. Des thèmes tels que Paulus, le front ou le rhéteur y sont abordés.
Citations de Melænis (Louis Bouilhet)
“ Qu’on voit grandir, la nuit, dans un songe fébrile, Quand arrive aux vivants la visite des morts. « Qui m’appelle en ces lieux ? » murmura la sibylle. « Paulus, » dit une voix qui venait du dehors. Par un matin joyeux, quand le soleil éclaire Le grand manteau glacé qui pèse sur l’Etna, Avez-vous vu parfois un rayon de lumière Passer, comme un sourire, aux lèvres du cratère ? Tel, sous ses blancs cheveux, le front de Staphyla Resplendit tout à coup, quand Paulus lui parla ; Et lui tendant la main : « Tu peux entrer, dit-elle, » Nous n’avons pas ici de mystères pour toi ”
“ Mais Paulus était sage et suivait son chemin, Plus sage qu’Hippolyte, à ce que dit l’histoire, Honorant la vertu comme au temps des aïeux, — Selon la circonstance et le jour et les lieux ; — Or, sans se retourner, il fendait l’ombre noire, Ayant, cette nuit-là, pour défendre sa gloire, Le besoin de dormir et la crainte des dieux ! Mais, outre le Fatum, la puissance suprême, La seule déité que l’on n’adore pas, Tant de dieux opposés s’attachent à nos pas, Que l’esprit haletant retombe sur lui-même ”
“ L’Andabate aux yeux clos, le Thrace diligent, Le svelte rétiaire, à la lance trifide, Menaçant du filet le mirmillon rapide Dont le casque gaulois porte un poisson d’argent ! Il devait à Mirax la vertu singulière De fixer son regard, sans baisser la paupière, Et de tenir son souffle aussi bien qu’un plongeur !... Cette vie, après tout, convenait au rhéteur. Pour vous peindre en trois mots son régime ordinaire : Il buvait et mangeait comme un gladiateur ! Mirax avait raison : Paulus vécut sans crainte, Comme un songe mauvais, le passé s’envola. ”
“ À la brise, au soleil ; le cœur est ainsi fait. Le bonheur, loin de nous, se dégage et s’envole Comme un parfum léger hors du vase d’airain ; Et l’homme, dans sa fête, imprudent et frivole, Par son chant de triomphe éveille le destin ! — Quelqu’un, comme il marchait, le toucha sur l’épaule, Quelqu’un l’arrêta court en lui prenant la main. En face de Paulus, silencieuse et pâle, Une femme attendait ; ses yeux noirs et profonds Sur ses traits sans couleurs luisaient par intervalle, Comme un soleil d’hiver sur la neige des monts. ”
“ Le banquet nage au sein des suaves odeurs ; Laissons courir Paulus où son amour le guide, Puisqu’on est bien ici, pourquoi chercher ailleurs ? — L’amour, me direz-vous, est chose délectable ; Mais un repas d’édile a bien son beau côté ; Épicure, le soir, trouve l’amour blâmable Et déduit ses raisons avec sagacité. Ô doutes de mon cœur ! lutte ! perplexité ! Faut-il suivre Paulus ? — faut-il rester à table ? Les cailles, pour combattre, ont déjà pris l’essor, L’esclave les agace et du doigt les attire — Restons ! L’histrion nu va danser la satyre ”
“ Mais je crois qu’un bon gîte, aux champs comme à la ville, Pour le somme est meilleur que l’herbe de Virgile, Et tous les beaux gazons où broute le troupeau. Il est plus triste encore de coucher dans la rue, Ainsi jugeait Paulus. Il s’était arrêté, Interrogeant des yeux l’ombre sans cesse accrue, Quand soudain un doux bruit par la brise porté, Son frémissant de luth, voix de femme inconnue, Vint le frapper au front comme un souffle d’été ! ”
“ Notre bonheur est fait de pleurs et de vengeances, » Et cet amour terrible aura des violences » Pleines de volupté, de délire et d’effroi ! » Sa voix tomba ; le vent soulevait la poussière, La tempête grondait, et je ne sais comment, Mais leurs bouches en feu s’unirent lentement ; Tour à tour voilés d’ombre, ou baignés de lumière, Ils se tenaient debout, sous le ciel écumant, Et s’embrassaient tous deux aux éclats du tonnerre ! Mais tout à coup, le bruit d’un pas retentissant Frappa l’ombre, un fer nu brilla près d’un visage. « À moi ! Je suis blessé !... » dit Paulus frémissant. ”
“ Que du vieux Marcius c’était la fille unique : Elle avait au bras gauche un bracelet d’argent, Sa brune chevelure, à des rubans tressée, Blondissait vers le bout, sa poitrine oppressée Soulevait dans ses bonds le strophium changeant ; Et la bottine rouge, à pointe retroussée, D’un croissant d’émeraude ornait son pied charmant. Phébé, du fond des cieux, donnait en plein sur elle. « Marcia, dit Paulus, en lui baisant les mains, » Les dieux se sont trompés en te faisant si belle, » Puisqu’ils te laissent vivre au milieu des humains ! ”
“ L’ombre silencieuse ondulait alentour ; Tout dormait, hors ces feux, étoiles impudiques, Qu’on voit trembler en foule au fond du carrefour, Foyers étincelants où veille, nuit et jour, Comme à ceux de Vesta, la prêtresse éternelle, La Débauche au sein nu, posant en liberté Ses deux pieds triomphants au front de la cité ! Rayons du temple immense où viennent pêle-mêle Les hommes et les dieux s’abriter sous ton aile, Ô puissance inconnue, ardente volupté ! Il allait, il allait ; dans leur cellule assises, Des femmes en passant l’appelaient de la main ”
“ Il aime à voir tomber qui porte un diadème, » Et se venge à sa mort de l’avoir admiré ! » Alors jetant au loin sa cuirasse pesante, Il tendit son cou nu sous l’acier du poignard, Puis, tourné vers la foule, et d’une voix puissante : « Frappe, enfant ! cria-t-il, et salut à César !... » Le sang jaillit à flots par la gorge béante, Et Mirax se souvint de tomber avec art ! Un homme ayant au front les ailes de Mercure, Du bout de son fer chaud vint lui toucher le corps, La chair en frémissant cria sous la brûlure, Mais l’ombre de Mirax voyageait chez les morts ”
“ Pour fuir en pareil cas Paulus est jeune encor ! Quand est-il bon d’aimer ? — Quand tu veux être pire ! C’est le mot de Thalès, et je l’approuve fort. À quelque extrémité que mon héros m’entraîne, Je jure par les dieux que je cède à regret : Paulus, dans les jardins, marche d’un pied discret ; La brise, autour de lui, souffle sa tiède haleine, Tandis qu’au bord des cieux la lune se promène Pâle, et dans les rameaux se montre et disparaît. ”
“ Où Rome dans les flots se plonge avant la nuit. Des hommes demi-nus, le long du péristyle, Se chauffaient au soleil quand Paulus y passa ; Peut-être qu’ils songeaient au médecin Musa, Se rappelant encor, problème difficile, Qu’à l’empereur Auguste un bain froid fut utile Et que dans un bain froid Marcellus trépassa. Paulus se décida pour la chambre aux étuves, Et s’assit en jetant une pièce au gardien ; La douleur est prodigue et ne calcule rien : Exhalant alentour ses brûlantes effluves, L’eau du Tibre fumait dans le granit des cuves ”
“ « Qu’es-tu donc ? lui dit-il en ouvrant de grands yeux, » Où prends-tu cette voix qui charme et cette flamme » Qui, dans tes longs regards, brille comme une lame ? » Quel effrayant destin nous enchaîna tous deux ?... » — Que t’importe, ô Paulus ! s’écria la danseuse, » Aimons-nous ! aimons-nous ! cela seul est réel ! » Viens cacher nos baisers dans la nuit orageuse ! » Notre torche d’hymen, c’est la tempête au ciel ! ”
“ Et les pas du rhéteur, par l’écho répétés, Font lever en criant, parmi les hautes herbes, De beaux oiseaux, de pourpre et d’azur tachetés. Les clameurs du banquet arrivent presque éteintes ; Il va. De doux parfums tombent des térébinthes Et l’on entend au loin, mystérieux accord, Respirer lentement la nature qui dort. C’est l’heure où, succombant à de molles étreintes, Diane, aux buissons verts, suspend son carquois d’or ; C’est l’heure des baisers, sous le feuillage humide, Les dieux aux pieds de bouc s’éveillent dans les bois. Paulus s’est arrêté, son cœur bat ”
“ Et ses yeux agrandis, au pavé de la salle, Suivaient l’oiseau sans tête, et qui tremblait encor ! Paulus avait du goût, il se tint en arrière ; Mais à peine l’édile avait quitté les lieux, Qu’il courut à César, la tête la première, Et couvrit ses genoux de baisers furieux ; Son sein était plus large et sa tête plus fière ; Le bonheur, en rayons, éclatait dans ses yeux ! Les grandes passions sont comme l’incendie, Enthousiasme, amour, colère, volupté, Elles vont s’étendant et gagnent à côté. ”
“ Marcia, je suppose, était évanouie, C’est ce qui reste à faire en un pareil moment. « Je vous prends pour témoins ! On m’insulte, on m’outrage ! » Et Marcius, tournant comme un loup dans sa cage, Allait de l’un à l’autre. « Oh ! Le crime est flagrant ; » On boit mon vin de Crète, et, pour dessert, on prend » Ma fille ! Et l’on se rit du bonhomme, je gage, » Qui chante fleurs en tête, et soupe en conquérant !... » Tu ne m’attendais pas, infâme, à cette fête ! » Plus d’excuse à présent, plus de mots superflus, » Je te tiens ! » dit l’édile, en marchant sur Paulus. ”
“ Le génie est sans père et le talent bâtard ! Pour moi, sans préjuger cette question grave, J’aime le plat bien cuit que m’apprête un esclave, Mieux qu’un ragoût manqué par le fils de César. Au reste, si Bacca fut le premier dans Rome Pour orner de ses dons les fêtes du dieu Côme, L’édile Marcius était, de son côté, Le plus docte mangeur que la terre eût porté, Et, depuis l’âge d’or, on n’avait pas vu d’homme Qui digérât si bien, Lucullus excepté. Si l’on ne mange pas, que faire dans la vie ? — Boire ! dira quelqu’un. ”
“ On vit en même temps un spectacle inouï : Commode l’empereur franchit la balustrade, Et lui-même au jeune homme il donna l’accolade : « Grâce à toi, cria-t-il, je triomphe aujourd’hui ! » Tu peux de mes faveurs essayer l’escalade, » Comme tu fus le mien, je serai ton appui. » Il saisit la couronne aux longs rubans de laine Et voulut la poser sur le front du vainqueur ; Le léger tambourin, la flûte lydienne Jetaient leur note grêle à l’immense clameur : « Son nom ! » criait le peuple en respirant à peine ; Le héraut répondit : « C’est Paulus le rhéteur ! » « C’est Paulus ! » ”
“ Les dames aux héros demandent un bras ferme Qui ne s’amuse pas à gratter l’épiderme ; Mais je suis scrupuleux comme un historien. Ce fut pour le laniste une bonne fortune, Quand il vit le rhéteur si robuste et si fort. À porter la cuirasse on l’exerça d’abord, Puis on le mit bientôt à la règle commune, Et Paulus, pour l’arène oubliant la tribune, À son nouvel état se pliait sans effort. Il reçut par écrit les préceptes d’usage, Et creusa le poteau sous ses coups assidus ; Dans la botte de bronze il meurtrit ses pieds nus, La mentonnière d’or étreignit son visage ”
“ Souvenez-vous des morts, et respectez les dieux ! » Sa voix sur tous les fronts roulait comme un tonnerre : « Arrêtez ! » et du bras les séparant tous deux : « Paulus, voici ta sœur ! Marcia, c’est ton frère ! » — Son frère !... dit la foule, étrange événement ! » Qui l’eût cru ? qui l’eût dit ? est-ce un fourbe ? est-ce un traître ? » — C’est faux ! hurla Paulus, cette danseuse ment ! ”
“ Elles n’attendaient pas qu’un préteur d’Illyrie Vînt tenter leur vertu des colliers à la main ! Laissons l’amant rôder près des murs de sa belle, Et, les cheveux mouillés par les pleurs de la nuit, Faire, sous le ciel noir, hurler le chien fidèle, Comme un voleur furtif que la crainte poursuit. J’aime mieux pour entrer, la porte que l’échelle, J’aime mieux pour sortir, le calme que le bruit. L’amant, c’est le chasseur qui marche par la plaine, Hâve et noir de poussière, avec son lévrier ; L’époux majestueux ressemble au cuisinier Qui, sans battre les bois, a sa marmite pleine ”
“ Et lui serrant la main : « J’aime les hommes forts ! » Ton sein large est taillé pour porter la cuirasse, » Ton bras se gonfle bien quand il tend ses ressorts... » Et sa voix, en parlant, modulée avec grâce, Comme des doigts lascifs lui parcourait le corps ! Il ouvrit de grands yeux, haletant et stupide ; « Bois ! » dit-elle ; et prenant la patère à sa main, Aux lèvres du soldat elle tendit le vin ; Puis s’échappant d’un bond, quand la coupe fut vide, Elle imita pour lui la cordace rapide, Avec le geste libre et le chant fescennin. ”
“ Plus d’un groupe envieux, accroupi sur la terre, Jetait aux lits trop pleins des regards de colère ; Un poète rêvait, sur son coude engourdi, D’autres, dans leurs manteaux, se perdaient à demi, Ou dormaient, appuyés aux murailles de pierre, En balançant leur front par l’ivresse alourdi. Mais comme un astre d’or dans la nuit ténébreuse, Comme la fleur éclose aux fentes des vieux murs, Une femme était là qui, jeune et radieuse, Se détachait en blanc sur les groupes obscurs ”
“ Les esclaves des bains, comme un essaim d’abeilles, Des thermes spacieux sortaient confusément ; Tout reprenait la vie avec le mouvement ; Paulus de ses deux mains se boucha les oreilles ; Puis fuyant au plus court, comme un cerf aux abois, Il descendit le mont : près du temple de Flore, Une vieille, accroupie à côté d’une amphore, Dans un poêlon cassé faisait frire des pois ”
“ Où, pour frapper au cœur, le fer cherche sa place, Où chaque combattant rugit comme un lion ; La poussière autour d’eux voltigeait dans l’espace ; Un silence de mort planait sur l’action. On entendait les coups sonner, comme en automne La grêle sur les murs ; le peuple, pour mieux voir, Se penchait, palpitant de terreur et d’espoir ; César tout ébloui se tordait sur son trône : « Aux mânes de Mirax ! » dit une voix qui tonne ; Et le Thrace tomba dans les flots d’un sang noir ! ”
“ En bénissant le ciel, Paulus prit ses tablettes, Et d’une main tremblante il y traça son nom : « Pour Marcia, pars vite, il faut que tu promettes » De garder sur ce point un silence profond !... » À peine eut-il jeté ces phrases inquiètes, Qu’aux thermes de Commode il s’élança d’un bond. Aimez-vous le Forum où bruit la parole ? Les temples où les dieux regardent les humains ? Les grands tombeaux semés sur le bord des chemins ? Les aqueducs, portant un fleuve sur l’épaule ? L’obélisque étranger ? Les ponts ? Le Capitole ? Le cirque ou le Sénat ? — Moi, j’adore les bains ! ”
“ On sait juger des coups. Tu ne me connais pas ? » On m’appelle Mirax. — Et moi, Paulus. — Je gage » Pour un homme lettré. — Tu l’as dit. — Moi, demain, » Je vais me rendre au Cirque. — Et moi, j’ai l’avantage » D’aller un peu plus loin ; mais, pour ce long voyage, » J’ai la corde ou le Tibre, et je suis incertain !... » L’homme au glaive de bois mit son front dans sa main Et parut réfléchir, puis relevant la face : « J’ai peu d’amour, dit-il, pour le meilleur des deux ; » Je n’aime pas mourir en faisant la grimace, » Les pendus sont trop noirs, les noyés sont trop bleus ”
“ Le rhéteur, sans rien voir, volait par les chemins, Et poussait des soupirs, et se tordait les mains, Tant qu’il donna du front contre tes portes closes, Ô temple d’Esculape, asile des humains ! Le sort, comme un auteur, sait arranger les choses : Le dieu qui nous guérit faillit tuer Paulus, Par contraste, et du coup l’histoire était finie ”
“ Mais... un murmure au loin s’élève par instants. Le rhéteur inquiet presse la jeune fille... Là-bas !... dans le chemin... sous les rameaux flottants, Un bruit de pas résonne, une lumière brille... Qui vint à point nommé surprendre nos amants ? Ce fut — ah ! quel tableau ! — le père de famille ! Marcius écumant apparut devant eux, Un esclave à côté l’éclairait immobile : « Par le Styx ! s’écria le père furieux, » Traître ! pendard ! voleur !... Outrage indélébile !... » chez moi... dans ma maison... la fille d’un édile !... » Un histrion pour elle !... Ô sang de mes aïeux ! » ”
“ Chantaient pour son hymen les strophes fescennines ; Les villages dansaient, et Paulus aux abois, Sous ses pieds, en passant faisait craquer les noix Dont on avait semé les routes Tiburtines : « Ô Vénus !... cria-t-il, d’une tremblante voix, » À quoi bon dans les cieux, comme une raillerie, » Sur mon front abattu secouer ton fanal ? » Ne pouvais-tu du moins, refusant le signal, » Cacher pour cette nuit ta lumière chérie ?... » Hélas ! j’irai tout seul dans ma chambre fleurie, » M’étendre, en sanglotant, sur le lit nuptial ! ”
“ L’aile du vautour fauve et l’ombre du ciel nu ! » Tourne ! tourne !... » Et sa voix haletante, insensée, Sa chevelure grise, à son front hérissée, Ses yeux sanglants, ses doigts crispés, son bras tendu, Tout passait, tout grinçait, ainsi qu’un rêve étrange, Devant la courtisane immobile d’effroi... « Tourne ! tourne plus fort !... C’est l’amour qui se venge ! » Le feu flambe au foyer ! l’air siffle autour de moi ! » À la lèvre du vase écume le mélange ! » Ô cieux, lancez la foudre ! ô terre, entr’ouvre-toi ! ”
Termes fréquents
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