Albert Adès, Le Livre de Goha le Simple (1919)
“ La maison de Mahmoud-Riazy, en encorbellement comme la plupart des bâtisses d’El-Kaïra, s’avançait à son étage supérieur vers la demeure de Cheik-el-Zaki. Nour-el-Eïn se rendit compte aussitôt que Goha pourrait facilement la rejoindre. Goha était adossé à un monceau de casseroles usagées et de cuves à lessive. Le ciel pur s’incurvait, piqué d’étoiles qui, dans la croyance du Simple, étaient des trous ouverts sur un monde incandescent et par où l’œil multiple d’Allah épiait les hommes. Les dômes, les terrasses, les minarets d’El-Kaïra se dressaient distinctement dans leur blancheur uniforme. ”
