Commandant Haillot

Résumé

Commandant Haillot Le Maroc (hier et aujourd'hui)… (1911)

Ce ne sont, au seuil de chaque logis, que joyeux devis autour des «tadjins» fumants, ragoûts de mouton à toutes les sortes de légumes possibles, des plats de « couscous,» pyramides de semoule très savoureuse, arrosés de sauce au piment ou de lait parfumé.
Qui n'a pas mangé les aloses de l'Oum-er-rebbia, le grand fleuve du Maroc central, rôties au beurre frais, acidulées de citron et coupées en tranches épaisses à demi gratinées, ignorera toute sa vie la seule façon digne d'un gourmet d'accommoder un poisson d'eau douce.
Source : Gallica

Commandant Haillot Le Maroc (hier et aujourd'hui)… (1911)

Le lessivage des femmes, contrairement à ce qu'on pourrait croire, arrive à donner du linge très blanc, qu'il s'agisse de coton ou de laine.
Si modeste que soit sa pauvre existence, le paysan Marocain aime son douar natal. Le Mektoub lui donne la résignation nécessaire ; l'atavisme des endurances et des goûts, l'éducation des gestes et des désirs lui rendent chère, normalement, la vie de labeur et de privations qui s'écoule — entre la tente et le puits, à l'ombre du marabout et du palmier — au versant de colline sur lequel ont vécu ses pères, sous lequel ils sont enterrés.
Source : Gallica

Commandant Haillot Le Maroc (hier et aujourd'hui)… (1911)

N'allez pas croire, mes chers amis, que la conduite de la tribu en rébellion soit plus digne d'approbation que celle du tyran d'hier. C'est la jacquerie dans toute son horreur !
On vient mettre le siège devant la kasbah. Tous les arbres du caïd sont coupés à ras du sol ; ses puits sont comblés ; ses sources, taries ; ses troupeaux, partagés entre les assaillants. Puis, la kasbah prise d'assaut et le caïd mis a mort avec mille raffinements
de cruauté, s'il n'a pas pris la précaution de s'enfuir ou de se faire tuer sur la brèche.
Source : Gallica

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