Résumé

Conrad de Buisseret A la cour de Fez : la mission belge de 1904… (1907)

Chevauchant de belles mules, — la monture de tous les fonctionnaires civils, y compris les vizirs, — les représentants du Sultan à Tanger encadrent mon cheval gris, propriété du Souverain. Les autres Européens, membres de la mission et invités, montent aussi, pour la plupart, des étalons qu'on nous a envoyés de Fez. Soldats de la légation, domestiques, palefreniers, valetaille du camp, mules de charge, suivent en une longue, longue ligne ondulante. Peu de bruit, à peine un bourdonnement s'élève de cette foule, calme et silencieuse comme toute foule musulmane.
Source : Gallica

Conrad de Buisseret A la cour de Fez : la mission belge de 1904… (1907)

Souriants et dignes, le vizir de la Guerre et le grand-chambellan nous précèdent, nous découvrent, avec une satisfaction contenue, les surprises du « palais de l'ambassade ».
C'est bien un palais, mais tel qu'il en existe seulement encore dans les grandes cités moyenâgeuses du Moghreb, — demeures seigneuriales dont le luxe tout entier est dans l'isolement du dehors, la largeur des espaces, la blancheur immaculée des murailles, la fraîcheur des grandes cours; — où tout porte à l'oisiveté contemplative, à l'oubli du monde extérieur.
Source : Gallica

Conrad de Buisseret A la cour de Fez : la mission belge de 1904… (1907)

Cette fois, une énorme cour sert de théâtre au spectacle ; des troupes la remplissent : d'un côté tous les fonctionnaires en hauts turbans et vêtus de leurs plus beaux costumes; en face notre ambassade en grand uniforme. Tout au fond se trouvent les gardes du corps qui jouissent du privilège singulier de ne jamais se lever, même devant le Sultan. L'entrée du monarque par un des portique donnant accès dans la cour, est plus impressionnante encore que la veille, par la sonorité que les murs prêtent aux fanfares et aux salves d'artillerie.
Source : Gallica

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