Jules Erckmann

Résumé

Jules Erckmann,  Le Maroc moderne (1885)

“ Le télégraphe et les chemins de fer leur semblent absolument inutiles. « A quoi bon ce fil, pour porter des nouvelles à des gens qui, confiants dans la volonté de Dieu, ne sont jamais pressés? à quoi bon les routes ?
depuis des siècles, les routes du Maroc ont suffi à transporter l'orge et le blé que Dieu fait pousser à profusion pour la nourriture des croyants; ces routes ne serviraient qu'à amener dans les villes du Rorb un déluge de chrétiens. Ces gens seraient bien vite éblouis par la richesse de notre sol béni et chercheraient à nous l'enlever. »
”
Source : Gallica

Jules Erckmann,  Le Maroc moderne (1885)

“ Les Maures mènent la même vie tous les jours, ne se promènent pas, ne chassent pas, ne font pas un pas sans nécessité; leur seule distraction sérieuse et d'aller passer une journée dans un jardin avec des femmes; c'est ainsi qu'ils se figurent le paradis de Mahomet.
Comme le Coran défend de prêter l'argent à intérêts, ils ne le font pas fructifier et l'enterrent le plus souvent; le total des sommes ainsi amoncelées est considérable.
Donnez une pièce d'argent à un Maure : il tendra les deux mains; présentez-lui une pile de douros, il s'abattra dessus avec un geste de bête fauve.
”
Source : Gallica

Jules Erckmann,  Le Maroc moderne (1885)

“ L'état de guerre dans lequel vivent les Berbères, les oblige à être constamment armés; aussi ne sortent-ils jamais de chez eux, sans avoir un poignard, un énorme fusil, dont la détonation égale presque celle d'une pièce de canon, et une poire à poudre artistement ciselée. Leurs sens sont très exercés en vue de la guerre. Quand ils voyagent sur une route, ils étudient toujours les traces qu'ils voient ”
Source : Gallica

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