Résumé

Ernest Vaffier La bataille marocaine : l'oeuvre du général Lyautey (1916)

Ah ! jamais vous n'aurez assez de reconnaissance pour ces troupes qui, d'Agadir à Marrakech, au Tadla à Khenifra, à Taza, sur la Moulouya, sur l'Ouerra, assurent la sécurité du Maroc et son libre développement. Dans la neige et le froid pendant l'hiver, sous le dur sirocco pendant l'été, elles peinent sans répit. Ce sont bien les frères de ceux des tranchées de France. Si elles ne connaissent pas l'honneur du marmitage incessant, elles connaissent la fusillade embusquée à chaque détour, la rude fatigue des longues marches, les privations quotidiennes.
Source : Gallica

Ernest Vaffier La bataille marocaine : l'oeuvre du général Lyautey (1916)

Comme j'entrais, on me tendit un télégramme recueilli par la T. S. F. de Fez et acheminé jusqu'à nous : il décrétait la mobilisation générale. Quelle grande chose! Cet orage amoncelé sur l'Europe et qui éclatait, le Maroc même, à qui la France criait la nouvelle de loin, le premier l'avait annoncé trois fois : Tanger, Casablanca, Agadir : trois signaux d'alarme lancés à temps et entendus. C'est à eux que nous devons le réveil de nos âmes, le rassemblement de nos forces, l'organisation improvisée aussi qui nous a sauvés.
Source : Gallica

Ernest Vaffier La bataille marocaine : l'oeuvre du général Lyautey (1916)

Partout les vieilles pistes où cheminaient péniblement les caravanes étaient aménagées pour le passage des voitures, des ponts étaient jetés sur les rivières qu'il avait toujours fallu franchir à travers des gués profonds et dangereux, de vraies routes étaient construites pour unir entre elles les grandes villes. C'est ainsi que l'on put voir cette chose prodigieuse : les automobiles sillonner tout le Maroc, moins d'un an après l'arrivée du résident général, à travers des contrées où l'on ne circulait qu'avec de grandes difficultés sur les montures marocaines.
Source : Gallica

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