Jules Erckmann

Élements biographiques

Jules Erckmann,  Les disciples d'Escobar (1846)

“ Avoue tes crimes, misérable, s'écrie le colonel, qui ne se possède plus,... l'écume couvre ses lèvres.
Etienne, quoique sous le poids de la terreur, sent se réveiller en lui sa passion dominante : la haine. Un moment il cède au désir d'assouvir sa rage et de braver son adversaire; il voudrait lui dire, en s'en glorifiant, par quelle série d'iniquités il a su détruire tout le bonheur de Ferdinand et de Lucie, et déjà par un ricanement féroce il prélude à cet aveu de ses infamies; mais la crainte d'un châtiment immédiat le retient.
”
Source : Gallica

Jules Erckmann,  Les disciples d'Escobar (1846)

“ Etienne seul alimente la conversation que le vieux commandant, qui se livre à une gaîté inusitée, assaisonne de réparties joviales.
De plus en plus embarrassé, Ferdinand s'efforce enfin, d'une voix timide, qu'il tâche en vain d'accentuer avec fermeté, à demander si Lucie est sortie ou indisposée.
— Y pensez-vous, mon cher ami ? dit en riant Raymond. Vous savez que Lucie ne sort jamais sans moi, et si elle était indisposée, vous ne me verriez pas aussi gai que je le suis. Du reste, elle prendrait mal son temps pour être malade d'autre chose que de joie.
”
Source : Gallica

Jules Erckmann,  Le Maroc moderne (1885)

“ Le télégraphe et les chemins de fer leur semblent absolument inutiles. « A quoi bon ce fil, pour porter des nouvelles à des gens qui, confiants dans la volonté de Dieu, ne sont jamais pressés? à quoi bon les routes ?
depuis des siècles, les routes du Maroc ont suffi à transporter l'orge et le blé que Dieu fait pousser à profusion pour la nourriture des croyants; ces routes ne serviraient qu'à amener dans les villes du Rorb un déluge de chrétiens. Ces gens seraient bien vite éblouis par la richesse de notre sol béni et chercheraient à nous l'enlever. »
”
Source : Gallica

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