Daniel Saurin

Élements biographiques

Daniel Saurin Le Maroc (1905)

On ne saurait rien imaginer en effet de plus propre à impressionner les foules et à leur donner le sentiment de la toute-puissance du sultan. On comprend, en assistant à ces sortes de cérémonies, qu'un souverain qui communique avec son peuple entouré de tous les attributs d'une majesté presque divine, conserve l'illusion d'un pouvoir sans bornes. On a aussi l'impression que malgré ses faiblesses et ses défauts, le makhzen reste une force qu'on peut faire évoluer, mais qui ne saurait être remplacée par aucune autre institution au Maroc.
Source : Gallica

Daniel Saurin Le Maroc (1905)

Tétouan, parmi les villes du Maroc, est une des mieux entretenues et des plus propres: tous les matins, des femmes de peine, rétribuées par le caïd de la ville, nettoient les ruelles avec de petits balais en palmier nain et emportent les ordures dans des couffes de sparterie. La plupart des maisons sont blanchies de frais. Il se dégage de cette ville policée une impression de calme, de douceur, de bonne tenue qui rejaillit sur ses habitants, Maures paisibles et doux, Juifs travailleurs et polis.
Source : Gallica

Daniel Saurin Le Maroc (1905)

La difficulté de constituer réellement un gage immobilier est un point sur lequel il convient d'attirer et de retenir l'attention de ceux que préoccupe le régime immobilier du Maroc.
Egarés par une fausse similitude verbale, beaucoup de capitalistes peuvent confondre une sorte d'hypothèque avec celle que nos lois civiles réglementent d'une toute autre façon. Dans
la théorie de notre droit moderne, l'hypothèque, tout en conférant au créancier une sûreté réelle sur les biens de son débiteur, ne prive celui-ci ni de la propriété, ni de la possession de l'immeuble affecté.
Source : Gallica

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