Charles-Joseph-Alexandre Cornet, Au Tchad : trois ans chez les Senoussistes… (1910)
“ Ce sont sans doute les moustiques du Borkou qui me valent cela. La tempête continue, le camp présente un spectacle d'une tristesse poignante et semble enseveli sous un véritable linceul ; les tirailleurs sont abrités derrière leur selle, roulés dans leur couverture et recouverts d'une épaisse couche de sable ; sous nos tentes même, nous ne sommes pas épargnés ; la poussière nous entre dans les yeux, la bouche, les oreilles, s'infiltre dans la barbe et les cheveux, se glisse sous les vêtements, sèche la plume dès qu'elle sort de l'encrier et ne respecte même pas l'intérieur de nos malles. ”
