Charles-Joseph-Alexandre Cornet

Résumé

Charles-Joseph-Alexandre Cornet A la conquête du Maroc Sud avec la colonne Mangin… (1914)

Les collines du Sud, contreforts avancés de l'Atlas, apparaissent uniformément grises et veinées de blanc comme un bois précieux; on dirait une écharpe de moire ondulant sur le flanc des montagnes.
Nous reprenons notre marche pour atteindre, un peu avant la tombée du jour, le terme de cette longue étape de dix lieues qui doit nous amener à la casbah du caïd M'tougui. Le vieillard arrive à notre rencontre; il monte un cheval superbe, caparaçonné de violet; un esclave tient en main un second cheval harnaché de rouge; derrière, suit toute une brillante escorte de cavaliers.
Source : Gallica

Charles-Joseph-Alexandre Cornet A la conquête du Maroc Sud avec la colonne Mangin… (1914)

Nous voici sur une dernière hauteur, à deux mille mètres des points blancs; cette fois, il n' y a pas de doute, ce sont des Marocains qui campent là. Nous distinguons la laine rouge des tapis de selle, le blanc des burnous, la tache noire que font les animaux sur le sol étincelant au soleil. Des flocons de fumée s'échappent de ce camp. Sans doute tire-t-on sur nous? Dans les montagnes, au loin, nous entendons le crépitement des mitrailleuses et le grondement du canon; c'est bien le détachement de Christian qui continue le combat pour s'ouvrir la route vers nous.
Source : Gallica

Charles-Joseph-Alexandre Cornet A la conquête du Maroc Sud avec la colonne Mangin… (1914)

C'est une immense cuvette peuplée de villages moitié paillotes, moitié cases de terre. Quatre marabouts éclatants de blancheur sous le soleil de midi dressent leur coupole auprès du cimetière, qu'ombragent de maigres jujubiers poussés entre les tombes de pierre. Quelques tourterelles volettent dans ces broussailles. Des alouettes courent sur le sol. L'ennemi a disparu. Nous trouvons les traces de son camp auprès des puits : des immondices partout, des tas de paille et d'orge aux endroits où les chevaux étaient à l'attache. Il n'y a plus là qu'un nègre attardé, que les spahis nous amènent.
Source : Gallica

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