Pierre Khorat, Revue des Deux Mondes
“ « Vous n’avez donc jamais fait en auto le trajet de Rabat ? lui demanda l’un de ses compagnons de route, empaqueté comme un objet fragile et précieux. — Non ; pourquoi ? — Parce que vous n’auriez qu’à chercher la réponse dans vos souvenirs. A quatre, on s’étaie mutuellement, et l’on affronte sans trop de peine les secousses du chemin. Quand il y a des places vacantes, on est projeté dans tous les sens, comme une balle de tennis, et l’on arrive fourbu, meurtri, avec des bleus sur tout le corps. » Dès les premiers tours de roue, Pointis n’avait plus besoin d’explication. ”
