Emile Nolly, Gens de guerre au Maroc (Septième éd… (1913)
“ On -s'abandonne, on ne lutte plus, certain d'avance qu'on sera vaincu par le terrible ennemi, le sirocco. On n'est plus capable que de l'effort d'avancer, la tête basse, les bras ballants, avec des rages furieuses contre la motte de terre qui roule sous notre talon, contre le brin de chiendent qui s'accroche à l'œillet de notre soulier, contre le chardon qui lacère nos bandes molletières. On marche et l'on ne peut que marcher, brute passive dont les nerfs sont à bout. Dans le cerveau surchauffé, les idées passent, fumeuses et vagues, avec une inconcevable vélocité. ”
