Résumé

F. Ceccaldi Au pays de la poudre : en campagne avec les "Joyeux"… (1914)

Le soir est descendu. Les feux de bivouac s'éteignent ; là-bas, au poste, un clairon de marsouins a modulé sur son instrument (en fantaisie, naturellement) l'extinction des feux, agrémentée d'une variation sur la Dame Blanche. Tout se tait ; endormons-nous, sous nos tentes de nomades, au bruit des chaines des mulets qui tapent du pied, à leur corde. Le lendemain, de grand matin, on attelle le convoi. Et en route, après avoir absorbé le café. Un peu gras, ce breuvage ; dame ! on l'a réchauffé dans une gamelle.
Source : Gallica

F. Ceccaldi Au pays de la poudre : en campagne avec les "Joyeux"… (1914)

Que se passe-t-il ?
des cavaliers ennemis galopent à toute allure, dans la plaine, fuyant devant les obus qui éclatent en soulevant la poussière. Le convoi est attaqué, et sérieusement !
Tout à coup, des détonations d'artillerie retentissent, plus au sud, du côté du camp. Un second combat s'est donc engagé ? De ce côté là, encore, éclatent de nombreux obus, et stride une fusillade nourrie. Puis, les coups de canon deviennent plus espacés, le combat est terminé. Au loin, vers la montagne, des groupes de cavaliers zaérs filent à vive allure. « Ce qu'ils ont dû prendre pour leur rhume ! »
Source : Gallica

F. Ceccaldi Au pays de la poudre : en campagne avec les "Joyeux"… (1914)

Autant les Marocains mettent de soin à ne pas exposer les jeunes femmes aux regards concupiscents, autant ils semblent indifférents aux aventures des autres. Le sort des femmes ne diffère en rien de celui de leurs sœurs d'Algérie ou de Tunisie. Vêtues d'étoffes de cotonnade plus ou moins déguenillées, elles s'en vont, courbées, sous le poids des fagots ou des filets de paille, tandis que leur seigneur et maître, chaudement enveloppé dans ses burnous, les suit sur sa monture, l'inséparable fusil en travers de la selle.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature