E. Tassin

Résumé

E. Tassin Cahiers d'une infirmière (1914)

Nous n'aurons plus qu'à traverser le Bou Reghreb pour être à Rabat, rendues alors à la vie civilisée.
C'est la coupure nette avec l'existence spéciale, si prenante, que nous venons de vivre sept mois.
Mélancolie du fini, du recul soudain des choses devenues le passé. Nous voulons vivre encore les derniers souvenirs de nos dernières journées si remplies avant notre départ de Fez ; l'adieu arrachant à l'hôpital où nous avons laissé trop de chers malades ; la matinée de dimanche, le 6, où notre convoi s'est ébranlé après formation au camp de Dar D'Bibagh.
Source : Gallica

E. Tassin Cahiers d'une infirmière (1914)

L'hôpital est un vaste terrain, tout en jardins, planté d'arbres odorants, d'arbres fruitiers, traversé par l'oued Fez. Et sur ce terrain plusieurs maisons arabes, des pavillons en maçonnerie légère, des baraques, des tentes, des marabouts groupés ou disséminés. Tout cet ensemble, un peu étrange mais plaisant, presque gai, constitue l'hôpital Auvert, où peuvent être hospitalisés et soignés plusieurs centaines de malades.
A mon arrivée, je n'ai trouvé qu'un seul blessé de guerre, un brave Sénégalais, en
bonne voie de guérison.
Source : Gallica

E. Tassin Cahiers d'une infirmière (1914)

Nous partons pour l'hôpital à sept heures par un petit temps frais de 5° ou 6° tout à fait délicieux. Nous passons sous des orangers chargés de fruits et les plates-bandes des jardins sont pleines de pieds de violettes qui commencent à embaumer ; notre existence a ses bons coins de poésie.
Source : Gallica

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