E. Tassin, Cahiers d'une infirmière (1914)
“ Nous n'aurons plus qu'à traverser le Bou Reghreb pour être à Rabat, rendues alors à la vie civilisée. C'est la coupure nette avec l'existence spéciale, si prenante, que nous venons de vivre sept mois. Mélancolie du fini, du recul soudain des choses devenues le passé. Nous voulons vivre encore les derniers souvenirs de nos dernières journées si remplies avant notre départ de Fez ; l'adieu arrachant à l'hôpital où nous avons laissé trop de chers malades ; la matinée de dimanche, le 6, où notre convoi s'est ébranlé après formation au camp de Dar D'Bibagh. ”
