Résumé

Jules Tremblay L’hôpital public d’Ottawa

La prière s’instaure dans les habitudes intimes, et la bonne volonté revient avec l’économie. L’aisance ouvre la porte à la charité active. Combien finissent par concevoir que l’hôpital n’est pas une maison de pension pour les riches, mais bien plutôt l’habitat des malades, quels qu’ils soient !
Puis les faibles revenus de l’école comblent les lacunes budgétaires de l’hôpital, qui dévore tout ce que reçoivent les sœurs. Par bonheur, l’économat le plus méticuleux assure l’équilibre financier. Seulement, la population augmente dans le voisinage.
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Jules Tremblay L’hôpital public d’Ottawa

« On ne fait pas le bien sans qu’il en coûte. » C’était sa réponse aux calomnies que la foule aveugle criait contre les religieuses pendant une épidémie qu’elles combattaient secrètement. Elle disait aussi : « Perdre l’amour des pauvres, c’est perdre l’esprit de notre communauté, c’est perdre l’amour de Dieu. »
Pour Sœur Thibodeau, la première infirmière de l’hôpital, la perspective n’est pas la même. La foi est profonde, très certainement, mais il y a chez cette femme un caractère agissant, une volition tenace, et une vigueur physique extraordinaire.
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Jules Tremblay L’hôpital public d’Ottawa

Mais comme ce geste sublime appartient à la vie active, comme il vient des petites sœurs, il passe inaperçu, il perd à nos yeux sa véritable beauté poétique, tant nous restons attachés à la forme et à la convention, au lieu d’honorer l’idée pure, l’idée du dévouement impayé, l’idée de la grâce réelle, celle qui vient d’en Haut.
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