Camille Bellaigue, Un an d'hôpital - Août 1914-août 1915
“ Elle fut longue, et lourde, cette fin d’août et cette première huitaine de septembre. Pas de blessés encore. La tâche souhaitée se dérobait au dévouement inutile, et, dans l’hôpital vide, les infirmières oisives trouvaient trop lent à venir un devoir qu’appelait en vain leur généreuse impatience. Loisirs pleins de mélancolie d’abord, puis d’inquiétude, enfin d’une angoisse croissante avec l’approche du péril. L’été s’achevait, splendide, et la sérénité du ciel ne faisait qu’aviver, par le contraste, l’émotion dont battaient les cœurs ! ”
