Résumé

Louise Zeys Revue des Deux Mondes

La guerre une fois terminée, quand chacun fera son examen de conscience pour voir de quelle façon il a participé à l’œuvre de salut, la part des femmes sera belle. Par la force de caractère, par l’esprit de sacrifice, par le dévouement jusqu’à la mort dont elles ont fait preuve depuis deux ans, elles se sont montrées dignes de nos héroïques combattans. C’est le plus bel éloge qu’on puisse leur adresser, et elles le méritent chaque jour.
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Louise Zeys Revue des Deux Mondes

Tandis qu’au front, les soldats paraient l’attaque et défendaient la ligne infranchissable qui protège le sol et le foyer, les femmes s’organisaient en formations d’arrière et s’apprêtaient à accueillir comme ils doivent l’être ceux que le sort des armes a mis hors de combat. Pour tirer le mutilé de sa détresse, il n’est qu’un moyen, un seul, c’est de redonner au malheureux, avec le goût du travail, la raison de vivre, c’est-à-dire l’espoir de n’être plus inutile.
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Louise Zeys Revue des Deux Mondes

Les organisatrices de l’Œuvre des Blessés au travail s’y prirent d’une façon assez ingénieuse. A mesure que leur initiative se répandait, elles mettaient leur méthode à l’épreuve dans les différens hôpitaux où on les réclamait et y installaient des cours de travaux récréatifs : tricot, rafia, broderie, tapisserie, vannerie, passementerie, etc. A un moment donné, les professeurs devenant rares, il fallut fonder une école normale, et c’est là qu’avec une bonne volonté touchante les femmes du monde, qui avaient pris à cœur cette belle tâche, allèrent s’asseoir et s’improvisèrent écolières.
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