Julie Crémieux

Résumé

Julie Crémieux Souvenirs d'une infirmière (1918)

Tout marche admirablement, jamais un reproche du service de santé au sujet de l'administration. Je peux dire avec fierté et surtout sans fausse modestie que toutes ces femmes, plus ou moins habituées à être dorlotées, à se lever tard, à s'occuper d'une façon plus ou moins suivie et sérieuse de leur intérieur ont donné et donnent encore après de nombreux mois d'un travail acharné et fatigant, une preuve de constance, d'endurante volonté.
Source : Gallica

Julie Crémieux Souvenirs d'une infirmière (1918)

Notre premier train de blessés arriva à dix heures du soir : il en amenait cent cinquante!
Je vis des wagons où parfois jusqu'à quinze hommes étaient étendus à même sur le parquet ou couchés sur de la paille, des fourgons qui quelques jours auparavant tout fleuris transportaient des hommes vibrants, heureux de vivre, qui riaient et chantaient en s'amusant à tracer avec de la craie des casques à pointe ou des inscriptions comme celles-ci : « A Berlin! »
Source : Gallica

Julie Crémieux Souvenirs d'une infirmière (1918)

Elles ne pleurent pas, elles ont su cacher leurs larmes à ceux qui partaient les défendre et maintenant que les voilà seules, toutes, même les plus habituées à se ménager, à s'écouter, femmes jeunes ou âgées et jeunes filles offrent avec un élan admirable leurs services aux Sociétés de Secours aux Blessés.
Le siège social des trois Sociétés de Croix-Rouge est littéralement envahi, il y a foule, il faut un service d'ordre assuré par des agents pour obtenir de passer chacune à son tour et un va-et-vient méthodique.
Source : Gallica

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