Josèphe Roussel-Lépine, Une ambulance de gare : croquis des premiers jours de guerre… (1916)
“ Il n'y a plus rien dans cette queue de train. Pourquoi s'engager plus avant, sous la pluie, dans l'enchevêtrement des rails?. Tout de même, ce dernier wagon. La lourde porte roule et grince. La jeune fille se hisse avec sa lanterne, explorant le grand fourgon noir. Elle ne peut retenir un cri ! Dans l'ombre, tout à fait dans le fond, bien à l'abri, sur la paille comme à la crèche, dans le même dénuement et le même abandon, un zouave est allongé, mourant, les yeux fixés sur un souvenir d'épouvante, ouverts dans le vide et ne voyant pas. ”
