Léon Malo, La Croix-Rouge de France, discours de réception à l'Académie des sciences… (1892)
“ Je fais des voeux ardents pour que la Croix-Rouge reste inutile, pour que son matériel pourrisse à jamais dans ses magasins, pour que ses capitaux demeurent oisifs et improductifs. Mais nous avons vu si souvent dans l'histoire de ce siècle l'invraisemblable se changer en réalités, que nous serions bien imprévoyants de ne pas nous méfier. La guerre n'eût-elle qu'une chance infinitésimale d'éclater, il faudrait encore prendre garde et se tenir prêts. On oublie trop et trop vite, Messieurs, dans notre fougueux pays, et il est des choses dont il ne faut pas laisser s'effacer le souvenir. ”
