“ Surprise, comme la France entière, par la déclaration de guerre de 1870, elle a dû, au milieu de difficultés de toutes sortes, suppléer aux insuffisances du service de santé de l'armée ; elle a dû pourvoir au secours des blessés et à Paris et en province. Elle fonda quatre cents comités ; elle réunit quinze millions ; elle envoya des ambulances volantes sur tous les champs de bataille ; elle créa partout des hôpitaux temporaires ; elle transporta, soigna et rapatria un nombre considérable de blessés et de malades ; elle sauva enfin des milliers de vies chères à la France. ”
Résumé
Discours prononcé en 1888 par P. de Loynes lors d'une réunion du comité départemental de la Gironde, cette œuvre célèbre l'intervention de la Croix Rouge française dans l'aide aux soldats blessés, en s'appuyant sur la Convention de Genève.
Elle met en évidence les efforts de la société civile pour combler les carences du système de santé militaire, notamment pendant la guerre de 1870, tout en soulignant l'unité et l'engagement humanitaire qui transcendent les frontières. Le texte insiste sur l'importance de distinguer les fonctions de l'État et de l'initiative privée, affirmant ainsi la mission pacifique et universelle de la Croix Rouge.
Citations de La Convention de Genève et la société française de secours aux blessés des armées de terre et de mer… ()
“ Notre Société, au contraire, rapproche et unit ; elle groupe sous sa bannière non seulement les enfants d'une même patrie, mais encore les étrangers, puisque les délégations des Sociétés de secours étrangères sont, dans leur mission d'assistance, placées sous notre direction par l'article 18 du décret du 3 juillet 1884. Elle ne connaît d'autre lutte que celle de la plus généreuse émulation qui cherche et trouve son triomphe dans le sacrifice et l'oubli de soi-même. ”
“ Il faut que les chefs, dans l'intérêt même de l'humanité, tiennent rigoureusement la main à l'exécution de la Convention. Il suffit, en outre, de distinguer le service des blessés sur le champ de bataille et le service dans les hôpitaux fixes sur le territoire. Le premier doit être réservé au service de santé des armées ainsi qu'aux volontaires enrôlés sous ses ordres et soumis à l'autorité militaire. Leur honorabilité, leur intérêt, le respect de la discipline nous donnent l'assurance que ses directeurs et représentants ne permettront à personne d'abuser de la Croix Rouge. ”
