Auteur : Jérôme et Jean Tharaud, Revue des Deux Mondes
“ Sidi Raho aura un jour sa koubba dans quelque endroit de la montagne. Déjà la vénération des femmes l’entoure, de son vivant, d’une atmosphère miraculeuse. Leur passion et leurs bavardages ont autant fait pour son prestige que pour le Zaïani les fusils de Moulay Hassan et les soldats d’Abd-el-Aziz, ce qui n’a rien pour surprendre, car de tout temps les femmes ont eu dans la société berbère une autorité morale, que la civilisation arabe leur a toujours refusée. La force de cet homme s’alimente de toutes les choses, — sentiments, pensées, usages, — que le Zaïani brutalise. ”
