Albert Adès, Le Livre de Goha le Simple (1919)
“ Le soleil surplombait la campagne. Goha marchait près de son âne et tenait en main le corbeau blessé. Il voyait devant lui, à dix minutes de marche, un village rose et blanc comme un entassements de petits cubes inégaux. Tout autour, des touffes de palmiers gris mettaient sur le sol des taches d’ombres, grandes comme la main. Sur la berge, deux figuiers de banians étendaient leurs branches recourbées dont l’extrémité trempait dans le fleuve. Goha qui avait soif songeait que dans ce village il trouverait de l’eau pour se désaltérer. Il pressa le pas. ”
