A. R. de Lens,
Derrière les vieux murs en ruines…
(1922)
“ Par Mouley Ahmed! ils sortent de la maison de Kaddour, notre mokhazni, et je reconnais son timbre altéré de rage, auquel se mêle, stridente et aigre, la voix de Zeïneb.Leur porte n’est point fermée, j’entre sans bruit dans le vestibule d’où j’aperçois le patio. Ils ne m’ont point vue, car je reste dans l’ombre, et ils ne contemplent que leur colère.L’homme est debout, frémissant, superbe, des lueurs féroces éclairant ses yeux. Une envie de tuer le torture... Toute son instinctive sauvagerie contracte son visage. Il ne fait pas un geste, mais ses mains crispées étreignent le burnous bleu... ”
